Benoît Cœuré (BCE) : “Bitcoin est la progéniture démoniaque de la crise financière”

Benoît Cœuré, membre de la direction de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré que Bitcoin était une “idée extrêmement intelligente” mais une mauvaise idée. Selon lui, le Bitcoin est le “rejeton satanique” de la crise financière de 2008.

 

Lors de la conférence Economics of Payments IX à Bâle en Suisse, l’économiste français Benoît Cœuré, membre de la direction de la BCE, a fortement critiqué la première crypto-monnaie du classement en terme de capitalisation boursière.

Bitcoin est une idée extrêmement intelligente. Malheureusement, toutes les idées intelligentes ne sont pas des bonnes idées. Les opportunités offertes par la blockchain sont nombreuses, mais les problèmes de Bitcoin sont également nombreux.” a-t-il dit.

Après avoir expliqué que Satoshi Nakamoto avait commencé à miner les premiers bitcoins quelques mois après le début de la crise financière de 2008, il a qualifié le Bitcoin d’incarnation du diable.

“Peu de gens se souviennent que Satoshi avait intégré le bloc de genèse avec un titre sur le sauvetage des banques britanniques publié dans le journal Times de janvier 2009. À plus d’un titre, Bitcoin est la progéniture démoniaque de la crise financière.” a-t-il ajouté.

Mr Cœuré a ensuite indiqué qu’il rejoignait le camp d’Agustin Carstens et des crypto-sceptiques.

“Je pense qu’Agustín Carstens a bien résumé ses multiples problèmes lorsqu’il disait que le Bitcoin était la combinaison d’une bulle, d’un système de Ponzi et d’un désastre environnemental.” a-t-il conclu.

Il y a quelques jours, Mr Casterns, directeur de la BRI, affirmait que les investisseurs “n’achetaient rien de plus qu’un algorithme logiciel“. Plus tôt en juillet, il avait déjà clamé que “les jeunes devraient cesser d’essayer de créer leur propre argent“.

Cette semaine, Christine Lagarde, la directrice du FMI, a déclaré que les banques centrales devraient envisager la possibilité d’émettre de la monnaie numérique. En outre, elle a révélé que les banques centrales du Canada, de la Chine, de la Suède et de l’Uruguay travaillaient déjà sur le sujet.