Actualités

Brave affirme que Google utilise un mécanisme caché pour traquer les internautes

D’après la startup blockchain Brave, éditrice du navigateur web du même nom, Google utilise un système de pages masquées nommé « Push Page » afin de transmettre des informations sur les internautes à ses annonceurs publicitaires.

 

Alors que l’équipe derrière Brave avait déjà déposé plainte contre Google en septembre 2018, l’accusant de violer le Règlement général sur la protection des données (RGPD), le directeur juridique de la jeune pousse, Johnny Ryan, a récemment apporté de nouvelles preuves afin d’appuyer ses propos, rapporte le FinancialTimes.

Selon Ryan, bien que Google avait annoncé stopper le partage d’identifiants permettant de tracer les internautes, la firme de Mountain View utilise maintenant un mécanisme appelé « Push Page » visant à créer un mouchard pour chaque internaute qui permet aux annonceurs de sa régie publicitaire d’établir un profil grâce à différentes données.

” Les pages Google Push sont diffusées à partir d’un domaine Google (https://pagead2.googlesyndication.com) et portent toutes le même nom, «cookie_push.html». Chaque page Push est distinguée par un code de près de 2000 caractères, que Google ajoute à la fin pour identifier de manière unique la personne sur laquelle Google partage des informations. Ceci, combiné aux autres cookies fournis par Google, permet aux entreprises d’identifier sous un pseudonyme la personne dans des circonstances où cela ne serait pas possible autrement”, explique-t-il sur le site web de Brave.

Avec « Push Page », Google contournerait ses propres protections mises en place afin de respecter le RGPD.

“Les enchères en temps réel dans leur forme actuelle sont toxiques. La rapidité et l’ampleur de la diffusion ne permettent pas de respecter les principes de sécurité du RGPD“, a déclaré Ravi Naik, l’avocat de Ryan et Brave.

Contacté par le média 01Net, la multinationale américaine s’est défendue en expliquant qu’elle ne diffusait pas de publicités personnalisées ni partageait de demandes d’enchères sans le consentement de l’utilisateur.

“La commission de protection des données irlandaise (DPC) ainsi que l’ICO au Royaume-Uni, sont déjà en train d’étudier les enchères en temps réel afin d’évaluer leur conformité avec le RGPD. Nous accueillons favorablement ce travail et coopérons pleinement”, a-t-elle ajouté.

> Square Crypto embauche un ex-directeur de Google

Les dernières news :

1 Commentaire

  1. Google va finir par tout perdre s’il continue à ne pas respecter les utilisateurs. Rien n’est éternel.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*