Une étude révèle que Bitcoin pourrait accélérer le réchauffement climatique

D’après un rapport, si Bitcoin venait à être adopté à l’échelle mondiale, sa consommation énergétique produirait suffisamment d’émissions de CO2 pour faire grimper la température de 2 degrés Celsius d’ici 2048.

 

La consommation électrique de Bitcoin est un sujet très controversé depuis plusieurs années, une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université d’Hawaï affirme que celle-ci pourrait être très néfaste pour l’environnement si la crypto-monnaie venait à être utilisée massivement.

Pour fonctionner, Bitcoin utilise un système appelé preuve de travail (Proof of Work) consommant une importante quantité d’énergie fournie par ses utilisateurs – les mineurs – afin de vérifier et inscrire toutes les opérations dans sa blockchain.

Les mineurs font tourner du matériel informatique à plein régime et sont récompensés directement en Bitcoin pour ce travail. Si le processus est énergivore, il offre une sécurité accrue et rend le réseau indestructible.

De nos jours, le minage de crypto-monnaies est devenu un véritable business, de plus en plus de grands entrepôts remplis de machines dédiées à cette activité fleurissent autour du monde. Les mineurs consommeraient actuellement environ 29,05 TWh d’électricité par an, soit environ 0,13% de la consommation annuelle de la planète.

Toutefois, la technologie en est encore au stade de balbutiement et les mineurs commencent à prendre ce problème très au sérieux en se tournant de plus en plus vers les énergies vertes.

Alors que plus des 3/4 de l’extraction de bitcoins était effectuée en Chine via l’électricité peu onéreuse produite par les centrales à charbon très polluantes, beaucoup de startups spécialisées dans ce domaine se tournent vers des pays producteurs d’énergies renouvelables (hydro-électricité, éolienne, solaire..) comme l’Islande, le Canada ou encore le Maroc.

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Cet été, Katrina Kelly-Pitou, associée de recherche en génie électrique et informatique à l’Université de Pittsburgh aux USA, confirmait que les mineurs privilégiaient de plus en plus les énergies propres et réduisaient ainsi significativement leur impact sur l’environnement.

Aussi, de nouvelles solutions pour ‘améliorer’ Bitcoin voient le jour. Par exemple, le Lightning Network qui pourrait potentiellement optimiser son fonctionnement et par conséquent réduire sa consommation en énergie.

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En outre, d’autres crypto-monnaies commencent à expérimenter des systèmes alternatifs et moins énergivores que le Proof of Work (PoW).

La crypto-monnaie Ethereum a annoncé travailler sur un nouveau processus afin de coupler PoW – son protocole actuel – avec un système Proof of Stake (preuve d’enjeu) pour sa future mise à jour baptisée Casper et prévue pour 2019.

“La croissance future des crypto-monnaies telles que bitcoin est imprévisible. Nous savons que l’ensemble du secteur se décarbonise et que les machines minant des crypto-monnaies gagnent en efficacité énergétique. Il semble que les auteurs aient négligé cette tendance dans leurs projections, tout en insistant sur une croissance considérable de l’adoption de la crypto-monnaie.” a commenté Eric Masanet, chercheur à la Northwestern University, au sujet de l’étude dans un entretien pour TheIndependant.

Pour conclure, le média Forbes a émis l’idée que l’industrie cryptographique pourrait finalement devenir le plus gros investisseur dans les énergies vertes et ainsi faire pencher la balance.