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Face aux fake news, des sociétés du CAC 40 se tournent vers la blockchain

Crédit : Pixabay

La diffusion de fausses informations peut causer un préjudice majeur aux entreprises, dont la valeur boursière se trouve ainsi affectée. Wiztrust propose à ces sociétés d’exploiter la blockchain pour certifier les informations les concernant.

 

En décembre dernier, l’agence de presse Bloomberg a été condamnée en France à cinq millions d’euros d’amende par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il lui était reproché d’avoir diffusé en 2016 de fausses informations concernant le groupe français Vinci.

Cette information avait entraîné une chute du cours boursier de la société. Et si une certification de l’information sur la blockchain permettait de se prémunir contre ces risques ? C’est le cœur de la proposition de valeur de Wiztrust.

Des communiqués authentifiés grâce à la blockchain

L’éditeur, qui offre donc ses services blockchain aux grandes entreprises et à des médias, a convaincu un nouvel acteur du CAC 40 de rejoindre sa plateforme : Engie, groupe mondial de l’énergie, au cœur de l’actualité récente en raison du départ de sa directrice générale, Isabelle Kocher.

Wiztrust propose donc aux entreprises de certifier les informations qu’elles diffusent en les enregistrant sur une application blockchain. Les équipes communication peuvent ainsi gérer leurs contenus et en garantir l’authenticité. Les médias accèdent quant à eux à des informations dont l’identité de l’émetteur est garantie.

L’éditeur compte plusieurs entreprises du CAC 40 et d’autres grandes sociétés parmi ses clients, parmi lesquelles Allianz, Bouygues, Crédit Agricole, Natixis, et Renault. Des établissements financiers, pourtant non cotés en bourse, ont aussi souscrit à son offre de certification de la communication, dont BPCE, la Macif et Malakoff Humanis.

La désinformation financière, un risque pour les sociétés

Selon une étude américaine citée par Wiztrust, la désinformation financière représente un préjudice estimé à 17 milliards de dollars en 2019. Pour les éditeurs de presse, elle peut aussi engendrer un coût conséquent, de 5 millions d’euros pour Bloomberg.

En 2016, Bloomberg avait donc repris dans un article les éléments d’un faux communiqué de Vinci faisant état d’une une révision de ses comptes et annonçant le licenciement de son directeur financier. La blockchain aurait-elle permis d’éviter cette erreur ?

Ce n’est pas garanti. L’AMF a en effet considéré dans son jugement que l’agence de presse aurait dû d’elle-même identifier les informations incriminées comme fausses. L’Autorité a ainsi reproché l’absence de vérification de la part des journalistes.

Or, la gravité des éléments aurait dû appeler à une vigilance accrue de ces derniers, a jugé le régulateur des marchés financiers. Un simple appel au service communication de Vinci aurait pu ainsi éviter la diffusion d’une fausse information, avec ou sans blockchain.

Néanmoins, ce sujet est pris au sérieux, aux Etats-Unis notamment. A travers son projet Provenance, le New York Times souhaite utiliser la blockchain pour garantir la provenance des fichiers numériques et lutter contre les fake news.

Sur le marché des crypto-monnaies, la diffusion de fake news peut également avoir une incidence sur les cours des devises numériques. En mai dernier, des escrocs publiaient une fausse nouvelle affirmant que le dirigeant de Bitcoin SV, Craig Wright, était Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin.

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