La bourse australienne stoppe son projet blockchain !
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La bourse australienne stoppe son projet blockchain !

Antoine Marin Rédacteur Author expertise
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L’Australian Stock Exchange vient de licencier 200 personnes qui travaillait sur son projet blockchain. Après de nombreux retards et soucis durant son développement, ce dernier vient d’être supprimé.

Un échec cuisant

L’Australian Securities Exchange (ASX) met fin au contrat de 200 employés. Ces derniers travaillaient sur l’implantation de la technologie blockchain dans son système CHESS. CHESS est le système de compensation et de règlement de la bourse australienne.

L’ASX CHESS (Clearing House Electronic Subregister System) fonctionne depuis environ 25 ans et gère le règlement des transactions d’actions et enregistre les participations des quelques 3,19 milliards de dollars de volume d’échanges quotidiens qu’elle traite. C’est donc l’élément central de la Bourse Australienne.

L’ASX vient d’annoncer qu’elle mettait fin à ce projet qui avait débuté il y a plus de 7 ans. La perte du à ce projet avoisine les 170 millions de dollars.

L’entreprise souhaitait donner aux émetteurs et investisseurs “un plus grand contrôle et une confiance accrue dans les activités de marché de la bourse” via l’utilisation de la technologie blockchain. Cette dernière aurait notamment permis de fournir un meilleur accès au registre des détenteurs pour les émetteurs de titres.

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De nombreux soucis et retards

Un audit indépendant réalisé par la société de conseil Accenture a révélé une myriade de problèmes affectant le projet, notamment la latence et les contraintes techniques entourant son API, ainsi que des difficultés liées à “l’atteinte de l’évolutivité, de la résilience et de la capacité de soutien“.  Aussi, il n’est pas surprenant que le projet prenne fin aujourd’hui.

Ce projet d’intégration blockchain a connu de nombreux retards tout au long de son développement. Sa finalisation avait récemment été repoussée en 2024 au vu des soucis rencontrés.

Jusqu’alors ASX avait conservé une minorité d’employés externes travaillant encore sur le projet. A son apogée, le projet nécessitait le travail de 300 employés dont 75% était des collaborateurs externes.

Malgré les problèmes liés aux efforts visant à réinventer le système CHESS, un porte-parole de l’ASX a déclaré dans un communiqué que l’infrastructure CHESS actuelle “reste sûre et stable, et fonctionne bien.

Le chemin compliqué de l’adoption blockchain par les entreprises !

L’adoption de la technologie blockchain par les grandes entreprises n’est pas une sinécure. En effet, l’ASX n’est pas la seule entreprise à renoncer à son projet en lien avec la blockchain.

Récemment, ce sont IBM et le géant du transport maritime Maersk qui ont mis fin à leur projet TradeLens. Ce dernier visait à numériser l’écosystème mondial du transport maritime. Le CEO de Maersk déclare au sujet de cet arrêt :

TradeLens a été fondé sur la vision audacieuse de faire un bond en avant dans la numérisation de la chaîne d’approvisionnement mondiale en tant que plateforme industrielle ouverte et neutre. Malheureusement, bien que nous ayons réussi à développer une plateforme viable, le besoin d’une collaboration industrielle mondiale complète n’a pas été atteint. En conséquence, TradeLens n’a pas atteint le niveau de viabilité commerciale nécessaire pour continuer à travailler et répondre aux attentes financières en tant qu’entreprise indépendante.

Annoncé en 2018, ce projet s’arrêtera donc à la fin de l’année 2023.

Bien que la bourse australienne ait abandonné ses aspirations en matière de blockchain, du moins pour le moment, d’autres bourses dans le monde pourraient bientôt commencer à mettre en place une technologie comparable.

En septembre, l’Agence européenne des marchés financiers (ESMA) a dévoilé des plans pour commencer à tester la négociation de titres tels que les actions et les obligations sur des registres numériques utilisant la Distributed Ledger Technology (DLT). Pour rappel, la blockchain est une sous-catégorie de la technologie DLT (registre distribué en français).

La différence entre les DLT et la blockchain (source : SICCAR)

Malgré l’échec de la bourse australienne, nul doute que de nombreux projets en lien avec la  technologie blockchain continueront de voir le jour. Cette innovation, reste une des plus intéressantes du marché et possède de nombreux cas d’usages pertinents !


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Antoine Marin Rédacteur

Antoine Marin Rédacteur

Titulaire d’une licence en communication et d’un master en communication publique et politique, Antoine a toujours été sensible aux sujets en lien avec les nouvelles technologies et l’innovation.

Antoine a d’abord été chef de projets dans différences agences de communication/marketing en Suisse et en France. Ces expériences lui ont permis de renforcer ses compétences en gestion de projet ou encore en communication éditoriale.

Passionné d’écriture, c’est logiquement qu’il s’est tourné vers la rédaction web. Une manière d’allier ses compétences avec ses centres d’intérêts. Il rédige depuis plusieurs années principalement dans le secteur des nouvelles technologies ( blockchain, intelligence artificielle etc.), du commerce en ligne et de la finance.

Intrigué par les promesses de cette technologie d’avenir, Antoine s’intéresse à la blockchain et aux crypto-monnaies depuis 2019. Au départ simple hobby, ce sujet est rapidement devenu un sujet d’étude à part entière.

Dans le même temps, il réalise ses premiers investissements (prudents) dans le domaine.

Depuis, il renforce ses compétences par une veille assidue et différentes formations pour comprendre au mieux cette technologie parfois complexe, son intérêt mais aussi ses limites. Antoine est formé au référencement naturel, aux différentes techniques rédactionnelles ou encore au copywriting.

Antoine s’intéresse particulièrement au fonctionnement technologique de la blockchain mais également à la dimension économique de ces dernières et à leurs nombreux cas d’usages dans l’économie réelle (immobilier, logistique, commerce, divertissement etc.). La finance décentralisée et la régulation de ce domaine sont également des sujets qu’il affectionne. Il s’intéresse également aux mouvements des cours et à l’analyse technique.

Antoine s’intéresse également à l’économie, aux marchés traditionnels et aux finances personnelles. Il écrit également sur ces thématiques pour différentes entreprises et médias depuis plusieurs années.

Passionné de sports depuis son plus jeune âge, il suit de manière assidue la NBA mais aussi le foot européen. C’est également un grand amateur de pâtisserie et un féru de café de spécialité. Une tasse de café est souvent le remède idéal aux tempêtes que traverse régulièrement le marché crypto !

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