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Monnaie et confiance : les lycéens français étudient le Bitcoin

Crédit : Pixabay

Les étudiants de première de la filière Sciences économiques et sociales étudient la monnaie, ses fonctions et le rôle de la banque centrale dans son émission. L’occasion aussi pour eux de comprendre les différences avec une crypto-monnaie comme le Bitcoin.

 

A l’heure des crypto-monnaies comme le Bitcoin, et peut-être dès 2020 de Libra, l’enseignement de ce qu’est une monnaie prend nécessairement tout son sens. Et cette année, le programme des lycéens de Première ES suggère aux professeurs d’aborder le sujet des crypto-monnaies.

Une fiche pédagogique pour distinguer monnaie et crypto-monnaies

Comme le rappelle une fiche pédagogique de l’Education nationale destinée aux enseignants, la monnaie est « l’ensemble des moyens de paiement dont disposent les agents économiques pour effectuer leurs transactions. »

Il faut souligner également qu’une monnaie remplit plusieurs fonctions économiques : unité de compte, intermédiaire des échanges, réserve de valeur… La fiche pédagogique précise en outre le rôle joué par les banques centrales dans la gestion des monnaies.

Or ces mêmes autorités n’interviennent pas dans la gestion des crypto-monnaies. Cela explique en partie les réserves des banques centrales à l’égard de ces actifs non-régulés et administrés (ou non) par des acteurs privés.

Les enseignants de Première ES sont d’ailleurs invités à « faire réfléchir les élèves sur les propriétés de la monnaie » à partir de l’exemple du Bitcoin. Au travers d’une activité pédagogique, ils seront amenés à réfléchir à plusieurs questions dont « le bitcoin peut-il remplacer l’euro ? » ou « le Bitcoin est-il une monnaie comme les autres ? »

Bitcoin n’est pas une monnaie, et différent aussi d’un stablecoin

A l’occasion de la conférence TechNot 2019, L’économiste Michel Ruimy a d’ailleurs tenu à rappeler qu’une crypto-monnaie n’était en réalité pas une monnaie.

“La législation a considéré que les crypto-monnaies sont des crypto-actifs. Concrètement, ils ne se traitent donc pas sur le marché des changes, mais sur celui des matières premières, les commodities”, précise-t-il ainsi.

Gouvernements et banques centrales insistent quant à eux sur la notion de confiance attachée à la monnaie, et que ne peuvent revendiquer selon eux les crypto-monnaies. Cependant, toutes ces monnaies virtuelles ne présentent pas les mêmes caractéristiques.

Brian Kelly, crypto-expert et fondateur de la firme d’investissement BKCM, souligne ainsi les différences fondamentales entre Bitcoin et Libra.

” Libra crée une version numérique du dollar américain, du yen et de l’euro. C’est comme un stablecoin, mais vous avez toujours toutes les caractéristiques d’une monnaie fiduciaire. Bitcoin… c’est de l’or numérique, aucun tiers de confiance n’est impliqué, et c’est l’énorme différence. »

En ce qui concerne Libra, la confiance repose donc sur Facebook et ses partenaires, et non sur un Etat, comme pour une monnaie traditionnelle. Confier un tel pouvoir sur un moyen de paiement à une entreprise privée n’est pas du goût des banquiers centraux, dont beaucoup réfléchissent à créer une monnaie électronique nationale. C’est le cas notamment de la Chine.

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