Revolut : Les investisseurs institutionnels ont peu d’intérêt pour la crypto-monnaie

D’après le fondateur de la fintech Revolut, les grands fonds et autres investisseurs institutionnels montrent encore peu d’intérêt pour l’investissement dans les crypto-monnaies comme Bitcoin.

 

Lors d’un discours durant l’événement Web Summit à Lisbonne, Nikolay Storonsky, le PDG et fondateur de Revolut, a expliqué que le principal frein des grandes banques de Wall Street pour entrer sur le marché des crypto-monnaies n’était pas l’absence de réglementation, mais le manque d’intérêt de la part des hedge funds et investisseurs institutionnels pour ce type d’actifs.

“À moins que ces grands investisseurs institutionnels et ces fonds spéculatifs ne se lancent dans le monde de la cryptographie, je ne pense pas que les banques vont s’installer. Les grands investisseurs institutionnels n’ont jusqu’à présent suscité aucun intérêt.” a-t-il déclaré.

Alors que la Bourse de New York (NYSE) lancera bientôt Bakkt – un écosystème crypto-monnaie – et que des géants comme Fidelity ou Goldman Sachs se penchent également sur des crypto-produits, Mr Storonsky a ajouté que les grandes banques resteront sur la touche pendant un certain temps.

“La Fintech sera très importante dans la crypto dans un futur proche. Je ne pense pas que les banques arriveront à rattraper leur retard.”

Plus tôt cette année, des rumeurs affirmaient aussi que Citigroup et Morgan Stanley préparaient des produits d’investissement dédiés aux actifs virtuels. En septembre, le directeur financier de Goldman Sachs confirmait que GS travaillait sur un genre de dérivé pour bitcoin parce que ses clients étaient demandeurs.

Revolut est une startup qui propose des services financiers et bancaires sur internet depuis 2015. En décembre 2017, la banque en ligne a commencé à offrir la possibilité à ses clients d’acheter du Bitcoin, du Litecoin et de l’Ethereum. En mai, la fintech a étendu son service aux Bitcoin Cash (BCH) et Ripple (XRP).

Début novembre, le fondateur de BlackRock, Larry Fink, déclarait que la mise en place de produits boursiers pour Bitcoin serait envisageable seulement lorsque le secteur gagnera en légitimité.

La semaine dernière, le PDG de Galaxy Digital, Mike Novogratz, a indiqué que les poids lourds de la finance “fonctionnaient en troupeau” et avaient tendance à se copier. Selon lui, l’arrivée de dotations universitaires américaines telles que Havard ou Yale, en tant qu’investisseurs dans des crypto-fonds, pourrait aider d’autres hedge funds à se lancer sur le marché.