WEF : Plus de 40 banques centrales étudient les monnaies numériques (CBDC)

Le dernier rapport du World Economic Forum (WEF) fait état des recherches, expérimentations et projets menés à travers le monde par les banques centrales autour des technologies de registres distribués.

 

Citant un document publié en janvier 2019 par la Banque des règlements internationaux (BRI), Ashley Lannquist, chef de projet blockchain pour le Forum économique mondial, a écrit qu’au moins 40 banques centrales effectuaient actuellement des recherches sur les monnaies numériques de banques centrales (CBDC).

Si la banque centrale d’Angleterre a présenté un premier rapport de recherche sur les registres distribués en 2014, ce sont aujourd’hui près de 60 rapports, livres blancs ou recherches publiés par des banques centrales, des organisations internationales ou des économistes sur le sujet.

Une « monnaie numérique de banque centrale », appelée CBDC pour Central Bank Digital Currency, désigne un token, émis par l’autorité monétaire, qui représente la monnaie fiduciaire du pays et devient ainsi échangeable contre des réserves de la banque centrale dans la devise locale.

Pour mener à bien leurs expérimentations et pilotes, les banques centrales utilisent en général des blockchains fermées, comme Corda proposée par le consortium R3, Hyperledger Fabric de la fondation Linux, Quorum de J.P. Morgan, ou encore une configuration privée de la blockchain Ethereum.

Certaines banques centrales sont plus avancées que d’autres, par exemple, la Banque de France qui a entièrement remplacé, avec le projet MADRE initié en 2016, un processus centralisé d’enregistrement et de partage des identifiants de crédit SEPA par une solution décentralisée, basée sur une blockchain et des smart contracts sur Ethereum.

Le rapport fait état d’une dizaine de cas d’usages à propos desquels au moins une banque centrale effectue des recherches : notamment les CBDC de détail (grand public) ou les CBDC de gros, pour une utilisation par les banques commerciales et les chambres de compensation. Si les idées sont nombreuses, leur déploiement opérationnel, en revanche, est très rare.

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Selon le rapport, au cours des quatre prochaines années, un certain nombre de banques centrales devraient décider si elles utiliseront les technologies de registre distribué pour améliorer leurs processus et leur prospérité économique. Compte tenu de la lourdeur des processus d’une banque centrale et d’une certaine immaturité des technologies blockchain, les banques devront examiner avec soin tous les risques connus et inconnus pour leur mise en œuvre.

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