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La blockchain, esperanto des marques et retailers dans la supply chain

Crédit : Pixabay

Pour lutter contre la contrefaçon, régler les litiges et réduire les ruptures de stock en magasin, les entreprises doivent bénéficier d’une meilleure visibilité sur les données de la supply chain. Et dans ce domaine, la blockchain pourrait leur permettre de partager un langage commun.

 

L’utilisation d’un langage commun et d’une plateforme commune tout au long de la chaîne d’approvisionnement (supply chain) permettrait aux entreprises de communiquer plus efficacement des informations sur les produits.

C’est l’approche défendue par le RFID Lab de l’université américaine d’Auburn. Et pour ses chercheurs, la blockchain est justement le moyen de rapprocher des acteurs du commerce dont le vocabulaire et les méthodologies diffèrent.

Une plateforme et un langage communs entre marques et distributeurs

Pour les fabricants, les grossistes et les distributeurs du monde entier, le « langage » numérique des données sur les produits varie d’une entreprise à l’autre. La conséquence : des erreurs et de l’inefficacité dont le coût est estimé à 181 milliards de dollars.

Au travers du CHIP ou Chain Integration Project, le RFID Lab espère donc réconcilier toutes les parties autour d’une vision commune des données. L’objectif est ainsi d’adopter des standards communs à l’ensemble des chaînes d’approvisionnement.

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Les chercheurs viennent d’achever une phase d’expérimentation exploitant la technologie blockchain afin de partager des données entre les partenaires de la supply chain dans un langage commun et sur une plateforme commune.

Comme l’expliquent les instigateurs du CHIP, la blockchain sert à stocker les transactions numériques liées à chacun des produits tout au long de leur parcours dans la chaîne logistique. Chacune des étapes est capturée grâce aux systèmes RFID, qui saisissent les données relatives aux produits.

Chaque fois qu’un produit est détecté par ces systèmes, une nouvelle transaction est créée et envoyée à la blockchain. Les différentes parties prenantes peuvent consulter et prendre des décisions éclairées sur la base de ces instantanés virtuels à différents points du cycle de vie d’un article,” détaille le RFID Lab.

Les données collectées via le RFID et partagées sur la blockchain

Plusieurs grands noms du retail ont ainsi participé aux projets, parmi lesquels Nike, Kohl’s et Macy’s. Au cours du PoC (Proof of Concept), 222 974 produits ont été enregistrés sur la blockchain à partir de 12 nœuds différents de la chaîne logistique.

Dans le commerce de détail, ce projet est le premier du genre à permettre l’échange de données sérialisées entre les partenaires de la chaîne d’approvisionnement par le biais de la blockchain. Nous voulons permettre aux partenaires commerciaux de partager entre eux des données granulaires au niveau des articles, une capacité que les systèmes actuels ne prennent pas en charge,” souligne Allan Gulley, chercheur au RFID Lab.

Après le PoC, le groupe de travail va à présent réaliser une étude sur les bénéficies financiers des systèmes de capture de données standardisés sur les domaines les plus problématiques de la supply chain, comme les réclamations et la rétrofacturation entre marques et distributeurs.

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