Député LREM : “Nous devons avoir nos propres fermes de minage en France”

Le rapport de la mission d’information parlementaire sur les blockchains a été rendu public ce matin et liste 20 propositions visant à faire de la France un pays avancé en matière de blockchain.

 

Lors de la présentation du document, les députés Laure de La Raudière et Jean-Michel Mis ont déclaré que la France ne devait pas rater le train de la blockchain et préconisé de “flécher” 500 millions d’euros dans cette nouvelle technologie d’ici 2022. C’est-à-dire redéployer les crédits accordés par Bpifrance et l’ANR vers ce secteur, explique LesEchos.

“Avec la blockchain, nous voudrions que la France prenne de l’avance cette fois. La France doit définir une stratégie d’Etat autour de la blockchain.” a commenté Laure de La Raudière, députée de l’Eure-et-Loir.

Elle a également affirmé que les élus recommandaient d’effectuer des tests avec une “monnaie numérique” émise par une banque centrale comme la Banque centrale européenne ou la Banque de France.

“Cela aurait un impact symbolique et pratique puisque la blockchain souffre d’une image un peu dégradée à cause de la volatilité du bitcoin.” a-t-elle ajouté.

En novembre, la directrice du FMI, Christine Lagarde, révélait que les banques centrales du Canada, de la Chine, de la Suède et de l’Uruguay travaillaient déjà sur le sujet.

Pour Jean-Michel Mis, député LREM, 2019 sera l’année de la blockchain, rapporte LaTribune.

“Cette technologie qui a dix ans est en train de sortir du stade de l’expérimentation pour passer à la mise en œuvre industrielle. Le grand public va voir émerger des usages qui touchent son quotidien. Les Français font de la Blockchain sans le savoir avec le registre Sepa de la Banque de France.” a-t-il dit.

En outre, le parlementaire a évoqué le minage de crypto-monnaies et indiqué qu’une des propositions visait à “reconnaître le crypto-minage comme une activité électro-intensive”.

Ainsi, les startups blockchain spécialisées dans l’extraction de Bitcoin pourraient bénéficier de tarifs avantageux sur l’électricité.

“Il faut que cette activité de minage puisse s’exercer en France dans de bonnes conditions si l’on souhaite qu’il y ait suffisamment de mineurs répartis dans le monde, afin d’éviter les phénomènes de concentration au bénéfice de quelques grands acteurs majoritairement chinois et américains. Nous devons avoir nos propres fermes de minage en France.” a conclu Mr Mis.

Le mois dernier, Bruno Le Maire clamait que la France était la première nation au monde à proposer un cadre fiscal attractif et global pour le développement des crypto-actifs.

> UE : 7 pays du Sud dont la France s’unissent pour promouvoir la blockchain

> Napoleon AM obtient le feu vert de l’AMF pour la gestion de crypto-actifs


La newsletter de Cryptonaute :