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Interview avec Mike Rosen : Comment The Cubiverse peut-il remplacer les galeries d’art ?

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Remplacer les galeries d’arts, combiner les réalités, et offrir une nouvelle vision d’internet, voilà le projet ambitieux de The Cubiverse. Mike Rosen a accepté d’accorder une interview à Cryptonaute afin de nous expliquer le cœur du projet et sa direction.

Mike Rosen est le cofondateur de The Cubiverse, un projet en pré-lancement qui pourrait bien remplacer, à termes, les galeries d’art du monde entier. Grâce à un ingénieux système de cubes, d’utilisation de l’espace et une bonne dose de créativité, The Cubiverse offre la possibilité aux utilisateurs de créer sans limite.

En regardant le projet sous un autre angle, il devient également évident que The Cubiverse tend à imiter la réalité, et même à l’enrichir grâce à l’utilisation de 3 réalités omniprésentes : le monde réel, le monde digital, et le métavers.

Un projet qui ne date pas d’hier

The Cubiverse est un projet vieux de 25 ans. À l’époque, Mike Rosen travaillait sur un projet pour la ville de Philadelphia. À l’époque déjà, l’architecte travaillait sur un modèle en réalité virtuelle permettant de visualiser la ville. Il était alors possible de s’y déplacer et de naviguer dans toute la ville.

Par la suite, il s’agira de travailler sur les réseaux sous-terrain de Philadelphia en utilisant les mêmes outils. Mike Rosen décide alors d’un modèle cubique qui servira d’interface graphique pour l’utilisateur. C’est alors qu’est née l’idée du cube.

Plus tard, au début des années 2001, l’homme lance un navigateur web en 3 dimensions. Celui-ci reste primitif, représentant alors plusieurs instances d’internet explorer, réparties au sein d’un cube. Chaque paroi du cube permettait alors d’afficher une page.

Toutefois, le « vrai pouvoir » du cube, comme l’affirme Mise Rosen, c’est l’organisation de Big Data :

« On peut littéralement prendre une ville entière et la diviser en petits cubes, et dans chaque cube insérer toutes les données SIG (Système d’Informations Géographique » qu’on veut. Aujourd’hui, avec la quantité de données SIG à notre disposition au travers des Digital Twins, on a une quantité d’information illimité qui peut être insérée dans un cube. »

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The Cubiverse : une approche complexe

Cube Cryptonaute

 

Si chaque paroi du cube permet effectivement d’afficher du contenu, vient alors la question du stockage. Quelle est la limite d’informations affichables et stockables au sein d’un seul et même cube ? Selon Mike Rosen, elle est tout simplement illimitée.

Au lieu de stocker des informations sur un serveur et d’y revenir plus tard, The Cubiverse opte pour une approche live. Ainsi, chaque instance, chaque paroi, chaque élément de l’espace d’un cube est mis à jour en temps réel, de la même manière que sur cet exemple de cube de la page principale de Cryptonaute.

Par ailleurs, Mike Rosen ajoute qu’il est même possible d’ajouter des vidéos, du streaming, de la musique, et à peu près n’importe quel média possible et imaginable au sein d’un cube.

Entre art et technologie, The Cubiverse possède déjà quelques alliances

Yakov Smirnoff

Le projet travaille déjà avec Yakov Smirnoff de manière officielle, un artiste américain et ukrainien. En parallèle, la plateforme cherche également à gagner les faveurs de Cage The Elephant et Infected Mushroom, deux groupes de musique rock et psychédélique.

Au long terme, il s’agira de parvenir à un accord avec d’autres artistes afin que ces derniers puissent également participer à la promotion du projet. À terme, plusieurs hubs différents verront le jour, tous catégorisés par thème. Ainsi, les utilisateurs auront le choix entre sport, art, divertissement, science, etc. Pour l’heure, seuls les hubs axés divertissement et art font l’objet d’un travail plus poussé.

L’objectif au jour du lancement, comme l’explique Mike Rosen, c’est d’avoir environ 12 hubs. Chacun pourra participer au projet et proposer son propre cube. Chaque cube sera lié à un autre et cette série de cube fera partie d’un hub propre à ce qu’il représente.

« Nous souhaitons que nos cubes grandissent de manière organique. Nous voulons que les artistes rattachent leurs cubes et leurs œuvres à ces hubs afin de les faire grandir le plus naturellement possible. De cette manière, d’ici le lancement officiel du projet, plusieurs milliers de cubes seront déjà disponibles à la visite. »

The Cubiverse : une passerelle entre 3 réalités

The Cubiverse

L’argument favori de nombreux projets métavers se résume à être un pont entre le web2 et le web3. Si la cause est noble, The Cubiverse va bien plus loin que cela :

« Il ne d’intégrer l’intégralité du métavers au sein du Cubiverse, mais pas seulement. À l’heure actuelle, on peut définir 3 réalités différentes : le monde réel, le monde digital (internet en 2D, le métavers, etc.) et le Digital Twin. La notion de Digital Twin renvoi à la duplication de l’art réel en 3D avec la possibilité de naviguer à l’intérieur de celui-ci. Admettons un QR code, sur un bâtiment, que vous pouvez scanner. Ce QR code vous renvoi alors au Cube qui représente ce bâtiment dans le Digital Twin. Ce cube existe alors dans les 3 réalités. C’est ce qu’on appelle un Gateway. »

Il est donc possible de naviguer au travers de toutes les dimensions du cube et de lier n’importe quel objet à n’importe quel autre. Dans le cas d’un artiste, l’une des parois du cube pourrait servir à afficher les œuvres de celui-ci, mais il est également possible de lier une page d’achat permettant à l’utilisateur de consulter le prix de l’œuvre et de l’acheter s’il le souhaite.

Un mariage possible avec la réalité virtuelle ?

Le projet est encore en pré lancement, et pourtant, l’idée d’une alliance avec la réalité virtuelle saute aux yeux dès lors que l’immersion survient. L’environnement est propice à la découverte, à la navigation et à l’apprentissage. L’expérience visuelle est originale. Mike Rosen, lui, affirme que le VR dans le Cubiverse est une possibilité :

« En 1997, j’étais l’un des pionniers de la technologie VR. Nous avions un partenaire qui s’occupait de l’aspect technologique de la VR pour le gouvernement Suédois. J’étais donc dans les premiers à travailler sur la VR. Avec le métavers, il est question d’immerger l’utilisation dans un univers au travers d’un avatar. Il est donc tout à fait possible de mettre votre avatar dans un cube et de le faire voyager d’un cube à l’autre. »

Entre Cubiverse et blockchain

the cubiverse

L’économie dans le Cubiverse n’existe pas encore. Toutefois, il existe de nombreux points communs entre la blockchain et le Cubiverse :

« Nous voyons le Cubiverse comme un outil. Si vous créez un environnement, les cubes sont stockés sur une Cube-chain. Ils sont séquencés, datés, enregistrés, et documentés. Il s’agit d’un coffre inviolable. La différence, c’est qu’il est possible d’ajouter, de modifier ou de retirer des éléments à ce cube. Vous avez donc créé un NFT, mais également un modèle qui a une valeur. Si vous créez un cube si unique que les gens sont prêts à payer pour y entrer, alors vous avez créé votre propre modèle économique. On pourrait également imaginer un talk show, le visionnage d’un match de basketball, ou encore d’un concert au sein d’un cube. »

Un potentiel illimité

Une démonstration originale de la part du PDG nous a permis de partir de la galaxie jusqu’au fin fond du micro-onde de Mike Rosen et d’y analyser les molécules présentes à l’intérieur de celui-ci. Le Cubiverse possède un tel potentiel en termes qu’il est également possible d’imaginer des cours interactifs sur à peu près tous les sujets possibles.

Le Cubiverse permet donc de résoudre la problématique de l’organisation des données. Avec la quantité d’information que chacun a à traiter aujourd’hui, il est important d’opter pour un système cohérent et logique. En parallèle, le Cubiverse propose également une passerelle permettant de voyager entre les 3 réalités définies par Mike Rosen : le monde réel, le monde digital, et le Digital Twin.

L’équipe du projet aimerait pouvoir lancer le projet aux environs de la fin octobre, soit durant la période des achats de Noël. En attendant, un concours de création de cube est organisé par la plateforme. Une démonstration du Cubiverse est également disponible.


Source : Interview avec Mike Rosen (PDG de The Cubiverse), site officiel du projet


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Romaric Saint Aubert Crypto-journaliste

Romaric Saint Aubert Crypto-journaliste

Biographie

Romaric est journaliste pour Cryptonaute. Après un passage en faculté de lettres modernes, il s’oriente dans un domaine tout à fait différent, tout en gardant l’œil rivé sur les crypto et l’actualité de l’époque. Il investit alors dans son premier actif numérique : le bitcoin (BTC).

Majoritairement intéressé par Bitcoin, il s’est diversifié plus tard en se penchant également sur le web3, les NFT, les crypto-monnaies et la FinTech. Investisseur aguerri, il est capable d'orienter son entourage et ses lecteurs. Son expérience au sein de l’écosystème crypto et sur la blockchain lui permettent de proposer une actualité précise et experte à ses lecteurs, tout en gardant un recul et une objectivité indispensable à son activité.

Romaric se rend régulièrement en conférence ou à divers événements crypto dans toute l'Europe, notamment aux conférences Bitcoin, au Zebu Live ou aux événements relatifs à la blockchain. Fasciné par ce secteur en plein développement, il aime découvrir de nouveaux projets, apprécie l’innovation, et se laisse porter par son enthousiasme et sa curiosité.

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