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IBM veut pacifier le travail en sous-traitance grâce à la blockchain

Temps de travail, facturation, paiement… Avec « Contingent Labor on IBM Blockchain », la multinationale propose de gérer l’ensemble des processus liés à l’emploi de collaborateurs externes sur la blockchain.

 

IBM est déjà présent dans le domaine de la traçabilité alimentaire au travers de son programme Food Trust. Il entend bien développer les usages possibles de la blockchain dans d’autres secteurs d’activité, comme la gestion des ressources humaines.

Big Blue s’intéresse ainsi à la traçabilité des tâches et processus liés au travail de collaborateurs externes au sein des entreprises. Avec sa solution logicielle « Contingent Labor on IBM Blockchain », le prestataire propose d’enregistrer et gérer ces différentes opérations (suivi automatique des fiches de présence, commandes, paiement…) sur la blockchain.

La réconciliation des factures : un processus coûteux

« L’un des plus gros problèmes communs à l’ensemble des fournisseurs de sous-traitants, c’est la réconciliation des factures » explique auprès de CIO Burton Buffaloe, en charge chez IBM des projets blockchain et logistiques.

La blockchain émerge dans les domaines où existent des frictions et des divergences,” ajoute-t-il.

Une application blockchain pourrait ainsi apporter preuves et confiance dans les relations entre les entreprises et leurs sous-traitants. IBM lui-même est confronté à des difficultés dans ce secteur. La société consacrait d’importants moyens humains à la validation des factures des fournisseurs. Résultat : un coût estimé en moyenne à 21 dollars par facture.

Pour ses propres besoins, IBM a donc imaginé une solution basée sur Hyperledger Fabric. L’application blockchain permet aux fournisseurs de télécharger les factures et les bons de commande pour leurs missions.

Facturation et paiement automatisés par smart contract

Chaque transaction entre les participants du réseau blockchain est stockée dans un enregistrement ou « bloc », signé numériquement pour en garantir l’authenticité et créer un consensus sur l’état des transactions.

Des règles de gestion ont été par ailleurs définies grâce à un smart contract. Celles-ci permettent par exemple de s’assurer qu’un employé en sous-traitance ne dépasse par le nombre d’heures prévu dans la commande validée auprès du fournisseur.

Les conditions de paiement sont elles aussi écrites dans la logique du contrat intelligent afin de déclencher automatiquement la facturation sur la base des feuilles de temps approuvées et stockées dans la blockchain.

IBM envisage de lancer commercialement sa technologie blockchain cette année. Il vise ainsi un marché des collaborateurs externes évalué à 400 milliards de dollars et dont 2% chaque année sont consacrés à la résolution de litiges.

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