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BlackRock derrière l’USDm : MegaETH veut casser les frais

Stéphane Daniel
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MegaETH dévoile l’USDm, un stablecoin natif conçu avec Ethena pour alimenter ses apps en temps réel. L’objectif est clair : des frais prévisibles et bas, tout en ramenant de la valeur au réseau. Ainsi, la réserve d’USDm s’appuie d’abord sur l’USDtb, adossé principalement au fonds BUIDL de BlackRock.

Comment USDm veut lisser les coûts sur MegaETH

Ainsi, MegaETH veut lancer un nouveau stablecoin nommé USDm. Quelle place va prendre cet actif sur le futur layer 2 d’Ethereum ?

MegaETH souhaite proposer un mécanisme simple à comprendre : financer le rendement de son stablecoin grâce au rendement des bons du Trésor. Ces derniers sont détenus indirectement via l’USDtb et le fonds BUIDL.

Par conséquent, une partie des frais s’aligne sur un revenu financier régulier. C’est pourquoi l’équipe veut « fixer le prix du gaz au prix coûtant », quel que soit la congestion du réseau. De plus, cette approche ouvre un espace plus « souple » pour les applications, qui n’auront plus à absorber des à-coups tarifaires.

Concrètement, la version 1 d’USDm est émise sur les rails d’USDtb. Les réserves restent visibles on-chain, avec une poche de liquidités pour gérer les rachats. Toutefois, MegaETH précise que la composition pourra évoluer. Ainsi, le protocole s’autorise des ajustements si le marché bouge.

Des atouts… mais aussi des risques et des conditions

Le modèle a des forces évidentes : un actif natif, pensé pour l’usage, branché sur un collatéral de qualité institutionnelle. En revanche, son succès suppose une adoption réelle d’USDm. Sans circulation suffisante, le mécanisme couvrira mal les charges récurrentes. Par conséquent, l’équation économique dépendra d’un démarrage convaincant côté développeurs comme côté utilisateurs.

Autre point : la chaîne d’intermédiaires. Ici, Ethena, Securitize et BlackRock interviennent à des niveaux différents. Cependant, chaque maillon peut ajouter des frais, voire introduire un risque opérationnel. De plus, la performance dépend du niveau des taux américains. Si la Fed baisse les taux, le revenu chute. Dès lors, la « subvention » naturelle du réseau se réduit, et la promesse de stabilité des coûts s’effrite.

Malgré ces limites, l’idée se démarque nettement. MegaETH vise un équilibre où l’utilisateur paie moins et où l’écosystème récupère une part de valeur via un actif natif. En effet, l’adossement à l’USDtb s’inscrit dans une tendance plus large : des stablecoins collatéralisés par des bons du Trésor tokenisés.

De plus, l’annonce intervient dans un marché en pleine expansion, avec une capitalisation proche de 290 milliards de dollars et un intérêt renouvelé des particuliers comme des institutions.

Le timing n’est pas anodin. Récemment, d’autres projets ont aussi avancé leurs pions côté stablecoins et paiements. Cela confirme une bataille d’usages, où le « payment rail » devient un avantage concurrentiel. Par conséquent, réussir sur le projet de l’USDm offrirait à MegaETH un levier stratégique : attirer des apps, améliorer l’expérience utilisateur, et boucler la boucle de la valeur sur son propre réseau.

Reste la preuve par le terrain. Le mainnet devra montrer que les frais se maintiennent, même en période de pic. Aussi, les développeurs devront intégrer l’USDm dans leurs cas d’usage, sans friction. Si l’adoption suit, MegaETH pourrait imposer un nouveau standard : un layer 2 où le coût de gaz s’aligne sur la structure de financement, et non l’inverse.


Source : MegaETH


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Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

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