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La BRI veut durcir les règles sur les stablecoins : signal à surveiller pour l’Europe

Stéphane Daniel
Faits Vérifiés
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L’époque où les stablecoins occupaient une zone grise confortable – trop petits pour mériter l’attention soutenue des banques centrales, trop grands pour être ignorés par les services de stabilité financière, traités comme une curiosité technologique adossée au dollar américain plutôt que comme une infrastructure monétaire de plein exercice, et surtout laissés à la discrétion de juridictions concurrentes dont les appétits réglementaires divergeaient au gré des cycles politiques – semble définitivement révolue.

La tension structurelle qui traverse désormais ce marché est celle-ci : d’un côté, un secteur pesant 315 milliards de dollars de capitalisation totale, dominé à 85 % par deux émetteurs – Tether et Circle – dont les réserves sont massivement exposées à la dette souveraine à court terme et aux dépôts bancaires, c’est-à-dire aux mêmes actifs dont la stabilité conditionne celle du système financier traditionnel ; de l’autre, une architecture de supervision internationale fragmentée, dans laquelle les États-Unis finalisent encore leur cadre domestique, et où l’élan vers des standards globaux communs s’est, selon les propres mots du gouverneur de la Banque d’Angleterre Andrew Bailey, « considérablement ralenti » au cours de l’année écoulée.

C’est dans ce contexte de décrochage institutionnel que Pablo Hernández de Cos, directeur général de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), a choisi le cadre d’un séminaire de la Banque du Japon à Tokyo, le 20 avril 2026, pour délivrer ce qui constitue l’avertissement le plus explicite jamais formulé par une institution financière internationale de cette envergure : « sans cadre mondial unifié pour les stablecoins, les conséquences pour la stabilité financière pourraient être sévères. » S’agit-il d’une escalade rhétorique destinée à forcer l’agenda réglementaire international – ou assistons-nous au signal précurseur d’une recomposition structurelle du marché des stablecoins, dont l’Europe, armée de MiCA mais exposée aux arbitrages juridictionnels, devra absorber les conséquences en première ligne ?

L’anatomie de l’avertissement de la BRI : ce que la caractérisation des stablecoins comme « ETF plutôt que monnaie » révèle sur les failles structurelles d’un marché de 315 milliards de dollars adossé à des actifs que personne n’a encore testés sous stress systémique

Pour comprendre la portée réelle de cette déclaration, il faut soulever le capot de la mécanique. L’argument central de Hernández de Cos ne porte pas sur la fraude, la manipulation ou le blanchiment – il porte sur quelque chose de plus fondamental : la nature même de ce que sont USDT et USDC en tant qu’instruments financiers.

Ce n’est pas une question de réserves insuffisantes – c’est une question de structure de rachat. Sur les marchés primaires, Tether et Circle permettent la création et le rachat de leurs tokens à parité exacte avec le dollar. Mais ces opérations primaires sont assorties de conditions, de seuils minimaux et de frais qui les rendent inaccessibles à la grande majorité des détenteurs. Dans les marchés secondaires – ceux où s’échangent en réalité l’essentiel des volumes – les deux tokens s’écartent régulièrement, même si modestement, de leur parité déclarée à 1 dollar. Ce décalage n’est pas une anomalie : il est la conséquence directe et prévisible de la structure de marché. Et c’est précisément ce que Hernández de Cos pointe lorsqu’il formule son diagnostic : « ce n’est pas ainsi que fonctionne une monnaie opérationnelle. »

La démonstration empirique la plus brutale de cette fragilité structurelle reste le dépeg de l’USDC en mars 2023, déclenché par l’exposition de Circle à la Silicon Valley Bank au moment de sa faillite. En quelques heures, l’USDC a perdu plusieurs centimes par rapport à sa parité nominale – une déviation qui paraît minuscule en valeur absolue mais qui, à l’échelle d’un marché de dizaines de milliards de dollars, représente une destruction de valeur immédiate et une vague de panique dont les effets se sont propagés à l’ensemble de l’écosystème des stablecoins. Circle et USDC sont rétablis. Mais le précédent demeure : une institution financière extérieure à la crypto – une banque régionale américaine soumise aux stress habituels du système bancaire – a suffi à déclencher un événement de déstabilisation sur un marché supposément « stable ».

À l’échelle actuelle – Tether à 186 milliards de dollars de capitalisation, Circle à 78,8 milliards, soit ensemble environ 265 milliards de dollars sur un marché total de 315 milliards – les réserves de ces deux émetteurs représentent une concentration significative d’investissements en bons du Trésor américain à court terme et en dépôts bancaires. En cas de rachat massif et simultané, les émetteurs seraient contraints de liquider ces positions à des prix potentiellement déprimés, transmettant le choc directement dans les marchés obligataires et bancaires auxquels ils sont censés rester adjacents plutôt qu’enchevêtrés. C’est ce que les régulateurs désignent par le terme de « risque de contagion » – et l’épisode SVBUSDC a démontré que ce risque n’est pas théorique.

Le deuxième axe de l’intervention de Hernández de Cos porte sur l’arbitrage réglementaire. En l’absence d’un cadre global harmonisé, les émetteurs disposent d’incitations structurelles à domicilier leurs opérations dans les juridictions où la supervision est la plus légère. Cette dynamique – analogue à ce qui a alimenté l’expansion des centres bancaires offshore dans les décennies précédentes – est potentiellement plus rapide et plus difficile à tracer dans l’univers crypto : un émetteur peut reconfigurer sa domiciliation juridictionnelle dans des délais qui sont sans commune mesure avec ceux requis pour déplacer une banque. Les actifs de réserve, eux, ne suivent pas nécessairement le pavillon réglementaire sous lequel l’émetteur se présente. Cette asymétrie entre mobilité de la structure juridique et inertie des actifs sous-jacents est précisément ce que la BRI cherche à refermer – non pas en sanctionnant les émetteurs existants, mais en rendant la supervision extraterritoriale structurellement incontournable. La tension non résolue est ici évidente : une telle ambition présuppose une coordination internationale que Andrew Bailey lui-même a reconnu être en recul.

Signal sectoriel : quand la BRI caractérise les deux stablecoins dominants comme des instruments financiers mal classifiés pesant 265 milliards de dollars, c’est l’architecture entière de la supervision globale des actifs numériques qui entre dans une phase de recomposition – et l’avance réglementaire de l’Europe via MiCA qui révèle simultanément ses forces et ses limites face à un problème qui ne s’arrête pas aux frontières de l’Union

L’ironie est mordante : l’Europe est la région du monde qui a agi le plus rapidement et le plus méthodiquement sur la régulation des stablecoins. Le règlement MiCA est en vigueur. Les émetteurs de stablecoins souhaitant opérer dans l’Union européenne doivent désormais répondre à des exigences de réserves, de gouvernance et de transparence qui n’ont pas d’équivalent aux États-Unis – où la loi CLARITY Act n’est attendue qu’en 2026 – ni dans la plupart des grandes juridictions non-européennes. Comme nous l’analysions concernant les enjeux MiCA et le contrôle du règlement des stablecoins en Europe, cette avance normative représente un avantage concurrentiel potentiel pour les émetteurs qui choisissent de se conformer, mais aussi un terrain de tension permanent avec les émetteurs dominants qui opèrent depuis des juridictions moins contraignantes.

Or précisément : Tether, premier émetteur mondial avec 186 milliards de dollars de capitalisation, n’est pas enregistré sous MiCA et n’est pas autorisé à être activement proposé aux résidents européens dans le cadre du nouveau régime. Cela ne signifie pas que les Européens n’y accèdent pas – les marchés secondaires et les plateformes d’échange non-européennes continuent d’offrir cet accès de facto – mais cela crée une zone de friction réglementaire qui n’a pas encore produit de crise, simplement parce que les volumes concernés n’ont pas encore forcé une intervention des superviseurs nationaux. Nous sommes sur le fil du rasoir : le cadre européen est en place, mais son effectivité réelle dépend de l’application extraterritoriale, c’est-à-dire exactement du problème de coordination internationale que la BRI vient de remettre au centre du débat.

La comparaison avec d’autres juridictions est instructive. Singapour et Abou Dhabi ont déployé des cadres complets pour les stablecoins avant même que MiCA ne soit pleinement opérationnel. Les États-Unis avancent sur deux fronts parallèles : le GENIUS Act, adopté par le Congrès en 2025, a établi le premier régime fédéral complet pour les stablecoins de paiement, et la FDIC a approuvé le 7 avril 2026 un projet de règlement de mise en œuvre qui impose des réserves à ratio 1:1 en actifs liquides, un rachat dans les deux jours ouvrés, et un seuil de concentration des contreparties plafonné à 40 % des réserves totales. Ce cadre américain – qui classe désormais les émetteurs de stablecoins comme « institutions financières » au sens du Bank Secrecy Act, avec les obligations AML/CFT qui en découlent – est plus prescriptif sur certains points que MiCA, et sa compatibilité avec le régime européen n’est pas acquise. Comme nous l’analysions concernant les nouvelles règles AML du Trésor américain sur les stablecoins, cette convergence partielle entre régimes distincts crée autant d’opportunités d’arbitrage qu’elle n’en ferme.

La dimension géopolitique du problème ne peut pas être ignorée. Comme nous l’analysions concernant la fragmentation monétaire des stablecoins et les enjeux géopolitiques, la domination du dollar dans l’écosystème des stablecoins n’est pas un accident technologique – elle est le reflet d’une architecture financière internationale dans laquelle les stablecoins en dollars jouent désormais un rôle de vecteur d’expansion de la dollarisation dans des économies émergentes et en développement qui n’ont pas nécessairement choisi cette exposition. C’est ce que la BRI nomme explicitement dans ses travaux comme un risque pour les « EMDE » – les économies de marché émergentes et en développement – : la propagation non contrôlée de stablecoins en dollars peut désorganiser les politiques monétaires locales et créer une dépendance systémique à une infrastructure que ces pays ne contrôlent pas. La proposition de Hernández de Cos d’adosser les émetteurs de stablecoins au filet de sécurité bancaire – assurance des dépôts, accès aux facilités de prêteur en dernier ressort des banques centrales – prend ici une dimension supplémentaire : elle revient à faire de ces émetteurs des prolongements quasi-officiels du système bancaire, avec tout ce que cela implique en termes de supervision politique et de nationalisation implicite du risque.

Ce que l’intervention de la BRI sur les stablecoins change concrètement pour les investisseurs exposés aux grands émetteurs, aux marchés européens, ou positionnés sur la compétition structurelle entre cadres réglementaires

  • Détenteurs d’USDT (Tether) – Le sentiment de marché a réagi à rebours de l’avertissement institutionnel : les données de sentiment de Stocktwits relevées dans les heures suivant le discours de Hernández de Cos montrent une orientation nettement haussière sur USDT. Ce paradoxe apparent – plus la régulation menace, plus le marché interprète l’attention institutionnelle comme une validation – est une dynamique bien documentée dans l’histoire du secteur. Il ne constitue pas une protection contre un scénario de stress : si les régulateurs parvenaient à imposer une restructuration profonde des modalités de rachat primaire de Tether, l’impact sur les marchés secondaires serait immédiat et potentiellement violent.
  • Détenteurs d’USDC (Circle) – Le sentiment post-discours est resté prudemment baissier sur USDC, reflet de la mémoire persistante du dépeg de 2023. La perspective d’un cadre américain plus contraignant – notamment via les exigences de la FDIC sur les structures « bankruptcy-remote » – représente pour Circle à la fois un enjeu de conformité coûteux et un avantage concurrentiel potentiel face à des concurrents moins bien capitalisés. La trajectoire réglementaire américaine est globalement favorable à Circle, dont le modèle de transparence des réserves s’aligne naturellement avec les exigences émergentes.
  • Émetteurs et investisseurs exposés à l’écosystème MiCA européen – L’avance réglementaire européenne crée une prime de légitimité pour les émetteurs conformes à MiCA – notamment Circle pour USDC et les émetteurs d’euros stablecoins comme Société Générale Forge avec EUR CoinVertible. Mais cette prime ne se matérialisera en avantage commercial réel que si les superviseurs européens appliquent effectivement les restrictions d’accès aux émetteurs non-conformes. La fenêtre d’incertitude entre le cadre normatif en place et son application rigoureuse reste une zone de risque.
  • Investisseurs institutionnels et trésoreries d’entreprises – La proposition de la BRI d’intégrer les stablecoins au filet de sécurité bancaire modifie le calcul risque/rendement : des instruments actuellement non soumis aux ratios de capital bancaire et aux exigences de liquidité réglementaires pourraient se voir imposer des contraintes qui réduiraient leur attrait relatif par rapport aux instruments de marché monétaire traditionnels.
  • Traders et arbitragistes positionnés sur les dépegs – La régularité des déviations de parité sur les marchés secondaires – que la BRI pointe elle-même comme un dysfonctionnement structurel – constitue une source de rendement pour les acteurs capables d’arbitrer entre marchés primaires et secondaires. Un durcissement des conditions de rachat primaire dans le cadre d’une réforme réglementaire pourrait soit réduire ces opportunités, soit les amplifier transitoirement lors de la période d’adaptation.

La prudence reste de mise : aucune des propositions de la BRI n’a force contraignante à ce stade, et l’histoire de la coordination réglementaire internationale dans le secteur financier – y compris sur des sujets bien plus anciens et mieux documentés que les stablecoins – suggère que les délais entre recommandations et mise en œuvre effective se mesurent en années plutôt qu’en trimestres.

Les signaux clés à surveiller

  • La clôture de la consultation publique de la FDIC américaine – prévue avant le 18 juillet 2026 – et la publication du règlement définitif de mise en œuvre du GENIUS Act : si ce texte impose bien un plafond de concentration des contreparties à 40 % et des réserves exclusivement en actifs de haute qualité, cela constitue un précédent normatif que les négociateurs internationaux utiliseront comme référence de base. Si au contraire le texte final s’avère plus permissif sous la pression de l’industrie, cela signalera que l’appétit réglementaire américain est plus limité que les annonces initiales ne le suggèrent.
  • La position de Tether face au cadre MiCA : si Tether engage un processus de demande d’autorisation auprès d’un superviseur national européen dans les prochains douze mois, cela indiquera un pivot stratégique majeur vers la conformité – et une reconnaissance implicite que le marché européen est trop important pour être abandonné. Si au contraire Tether maintient son positionnement actuel, les superviseurs européens seront contraints de choisir entre une application stricte des restrictions d’accès – avec les frictions de liquidité que cela implique – et une tolérance de facto qui vide MiCA d’une partie de sa substance.
  • L’évolution du spread USDT/USDC sur les marchés secondaires européens : une divergence de spread supérieure à 20 points de base sur une durée soutenue serait le signe d’une fragmentation de liquidité entre les deux émetteurs, potentiellement corrélée à des différences de perception réglementaire entre les deux produits.
  • La progression des travaux du Conseil de Stabilité Financière sous la présidence d’Andrew Bailey : si une réunion de coordination internationale produit un document de convergence entre cadres américain, européen et asiatique d’ici fin 2026, le risque d’arbitrage réglementaire se réduira significativement. Si au contraire les travaux de la FSB restent au stade des principes généraux sans mécanisme d’application, l’avertissement de la BRI restera sans traduction opérationnelle.
  • Un éventuel stress event sur le marché des Treasury bills américains à court terme : compte tenu de la concentration des réserves de Tether et Circle dans les bons du Trésor américain à moins de 93 jours de maturité, un épisode de tension sur ce segment – comparable à celui observé lors des débats sur le plafond de la dette en 2023 – constituerait un test en conditions réelles de la robustesse des mécanismes de rachat des deux principaux émetteurs.

Perspectives – les scénarios pour les dix-huit prochains mois

Scénario 1 – Convergence partielle sous pression américaine (probabilité : 55 %) – Les États-Unis finalisent leur cadre réglementaire via le GENIUS Act et le règlement FDIC d’ici fin 2026. La qualité et la rigueur de ce cadre domestique américain crée une pression de convergence sur les autres grandes juridictions, notamment via les travaux du Conseil de Stabilité Financière. L’Europe, forte de l’avance normative de MiCA, engage des discussions bilatérales de reconnaissance mutuelle avec les États-Unis. Circle en sort renforcé comme émetteur de référence pour les marchés institutionnels des deux côtés de l’Atlantique. Tether, face à une pression réglementaire accrue, est contraint d’arbitrer entre une transparence accrue de ses réserves et un recul partiel de ses parts de marché dans les juridictions OCDE. Le marché se fragmente géographiquement : stablecoins conformes pour les flux institutionnels et réglementés, stablecoins non-conformes pour les marchés émergents et les flux non-régulés. Le risque systémique se réduit à l’échelle occidentale mais se déplace vers les économies émergentes.

Scénario 2 – Fragmentation réglementaire durable et accumulation des risques (probabilité : 45 %) – La coordination internationale accrochée sur des divergences fondamentales – notamment le traitement des réserves, l’accès aux facilités des banques centrales et les exigences d’interopérabilité entre cadres – ne produit pas de convergence substantielle avant mi-2027. Le CLARITY Act américain s’avère moins contraignant que prévu sous l’effet des lobbies de l’industrie. Tether maintient son positionnement hors MiCA sans conséquences immédiates, les superviseurs européens hésitant à restreindre l’accès à l’instrument de liquidité crypto le plus utilisé au monde. Le prochain épisode de stress – qu’il vienne d’un émetteur secondaire, d’un choc sur les T-bills américains ou d’une faillite bancaire exposée à des réserves stablecoin – survient avant que les garde-fous institutionnels ne soient en place. La contagion, cette fois, se propage plus vite et plus profondément qu’en 2023.

Dans les deux cas, une vérité s’impose avec une clarté implacable : l’ère où les stablecoins pouvaient être traités comme des instruments purement cryptographiques, dont la régulation relevait accessoirement des superviseurs financiers plutôt que structurellement, est définitivement révolue – et le fait que la Banque des Règlements Internationaux elle-même, institution qui représente la coordination la plus élevée du système bancaire central mondial, ait choisi d’utiliser un séminaire de la Banque du Japon pour formuler un avertissement systémique sur un marché de 315 milliards de dollars constitue un changement de registre institutionnel dont les implications pour la compétition entre émetteurs, la pertinence du cadre européen MiCA et la stabilité des réserves obligataires mondiales se mesureront non pas en communiqués de presse, mais en décisions de supervision concrètes dans les mois qui viennent – et en données de stress, si ces décisions arrivent trop tard.

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Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

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