Accueil Toute l'actualité Actualités sur Bitcoin CZ de Binance démonte l’or tokenisé : le ‘trust me bro’
Actualités sur Bitcoin

CZ de Binance démonte l’or tokenisé : le ‘trust me bro’

Stéphane Daniel
Faits Vérifiés
Faits Vérifiés
Tous nos contenus sont écrits par des experts et sont soumis à un processus strict de vérification des faits avant publication, pour fournir à nos lecteurs les informations les plus fiables et à jour possibles. Un ou plusieurs journaliste(s) de Cryptonaute reli(sen)t systématiquement le travail de leurs pairs afin d'en assurer la véracité, en se référant à des sources de confiance.
Pourquoi faire confiance à Cryptonaute

Tous les articles, guides et analyses publiés sur Cryptonaute sont méticuleusement vérifiés par notre équipe d’éditeurs et de journalistes experts dans leur domaine, afin de garantir leur exactitude et leur pertinence. Nous gardons et publions uniquement les contenus vérifiés par des sources fiables, que ce soit par un site de confiance, un expert avéré ou par la personne source elle-même.

Rejoignez notre groupe Telegram pour rester au courant des dernières nouvelles crypto en direct.

Peter Schiff sort le Tgold (or tokenisé) et rallume un vieux débat. CZ réplique aussitôt : l’or tokenisé ne vit que par la custodie. Ainsi, la promesse prend le pas sur l’actif, ce qui heurte l’ADN de la crypto.

Tokenisé mais pas “on-chain” : l’argument tranchant de CZ

Schiff change de pied. Il parle désormais d’une plateforme et d’une néobanque dédiées à l’or tokenisé. Il assure que la blockchain rend l’or plus liquide. Cependant, il glisse aussi que ces tokens pourraient grignoter des parts de marché à Bitcoin. La provocation est assumée.

Pour CZ, l’or “on-chain” n’existe pas. On émet un token qui représente un lingot gardé par quelqu’un d’autre. En conséquence, l’utilisateur ne détient pas l’or. Il détient un ticket. Le risque ne disparaît pas, il se déplace.

L’émetteur peut changer de direction, de main, ou d’intégrité. De plus, des crises surgissent. Dans dix ans, qui garantit encore le rachat du token au poids promis ? C’est là que CZ résume la chose en un mème cruel : “trust me bro”. L’expression claque, car elle expose la faille centrale. L’innovation crypto a justement réduit le besoin de confiance. Ici, on le réintroduit par la porte de service.

CZ ajoute que cette dépendance explique l’absence de “gold coins” réellement adoptés à grande échelle. Le cadre paraît familier : vous remplacez la banque par un dépositaire. Vous remplacez le reçu papier par un token. Toutefois, l’essence reste la même. Le tiers de confiance règne, ce qui brouille le message. En effet, la promesse ne vaut que par la solidité du gardien et la logistique du coffre.

Tgold… et les zones grises

Face à la critique, Schiff avance une vision différente. Il voit dans l’or tokenisé un pont entre tradition et technologie et martèle que tokeniser un actif réel crée de la valeur d’usage. De plus, il oppose cet argument aux “nombres sans valeur”. Cette rhétorique parle à un public plus conservateur. Ainsi, Tgold vise la simplicité d’usage.

Le timing n’est pas neutre. Le métal jaune a brillé ces trois dernières années, avec un pic à 4380 dollars en octobre avant un retour vers 4100 dollars. Cette trajectoire réveille les arbitrages. Certains y voient un moteur pour les RWA. D’ailleurs, l’écosystème affiche déjà une capitalisation de 3,8 milliards de dollars, portée par Tether Gold (XAUT) et Pax Gold (PAXG). Par conséquent, le produit de Schiff arrive sur un marché qui s’organise, même si son socle reste fragile.

Les soutiens de CZ pointent l’angle mort : la conservation concentre les risques. Un dépositaire peut faillir, être saisi, ou fermer l’accès au rachat. De plus, l’historique des systèmes adossés à l’or raconte des déconnexions, parfois brutales. On peut améliorer les preuves de réserve, certes. Toutefois, un audit ne remplace pas la détention directe.

Le camp pro-RWA répond par le pragmatisme. Un token facilite la transmission, réduit les frictions, et ouvre des cas d’usage en DeFi. Les entreprises peuvent comptabiliser des expositions fractionnées. Les particuliers accèdent à des montants plus petits. De plus, l’intégration aux wallets et aux bourses fluidifie l’expérience. En revanche, la réussite exige une discipline stricte : rachat garanti, frais transparents, et gouvernance crédible.

La joute CZ-Schiff oppose deux philosophies de la valeur. D’un côté, un actif sans tiers, porté par un réseau ouvert. De l’autre, un actif physique, solide, mais prisonnier d’une chaîne logistique. Les deux mondes peuvent coexister. Cependant, ils ne revendiquent pas la même promesse. Bitcoin mise sur l’absence d’instance centrale. L’or tokenisé, lui, demande que l’on accepte un intermédiaire.


Source : X (Twitter)


Sur le même sujet :

Rejoignez notre groupe Telegram pour rester au courant des dernières nouvelles crypto en direct.
Ajoutez Cryptonaute à vos flux Google Actualités

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

Recevez toute l'actualité crypto en direct sur Telegram

Rejoignez notre groupe Telegram