L’ancien patron de Binance, CZ, a ravivé le débat sur la sécurité en France.
CZ critique l’environnement français, entre enquête et symboles
Dans un message récent, Changpeng Zhao juge que la France est « en déclin » ces dernières années. Il salue, cependant, la réouverture de Notre-Dame, un symbole fort après l’incendie d’avril 2019. Il rappelle aussi que Binance a contribué à la restauration. Ainsi, le célèbre monument est de nouveau accessible.
Can't remember how much, but I think we donated to the restoration of Notre Dame effort pretty early on. Good to see it re-opened.
Hope it helps to make France a safer country (even if only in some small way). https://t.co/vPfAcwb1Wo
— CZ 🔶 BNB (@cz_binance) September 20, 2025
Parallèlement, une enquête a été ouverte début 2025 visant l’exchange. Ce volet judiciaire nourrit les interrogations sur l’accueil de l’écosystème crypto dans l’Hexagone. En revanche, CZ dit espérer une amélioration, et il insiste sur la nécessité d’un climat sûr. En effet, l’exécutif et les régulateurs cherchent un équilibre entre innovation et protection du public.
Le contexte sécuritaire pèse dans cette perception. Cette année, les faits divers se sont accumulés autour d’acteurs liés aux cryptomonnaies. Par conséquent, la critique du dirigeant trouve un réel écho. De plus, les autorités ont annoncé des mesures spécifiques pour mieux protéger les professionnels exposés.
Une vague d’enlèvements crypto, et un choc à Valence
Le cas le plus récent frappe les esprits. Fin août, un Suisse de 22 ans a été enlevé, ligoté et caché à Valence en France. L’objectif des ravisseurs : obtenir une rançon en crypto. La victime décrit quatre jours d’horreur, avec de multiples coups de couteau. Elle rejette fermement l’idée qu’elle aurait fanfaronné sur les réseaux en tant que « gros investisseur ». Aussi, elle assure ne pas avoir de comptes publics.
La police vaudoise et la justice française ont travaillé de concert. Les enquêteurs ont interpellé sept personnes, toutes jeunes et déjà connues des services. La justice les a mises en examen pour enlèvement, séquestration et extorsion en bande organisée, puis placées en détention provisoire. En conséquence, une instruction pénale est ouverte côté suisse, en lien étroit avec la gendarmerie de Grenoble.
Ces faits ne sont pas isolés. En janvier, l’entrepreneur David Balland a été enlevé et gravement mutilé avant d’être libéré. En mai, des agresseurs ont tenté de forcer la fille d’un dirigeant « crypto » dans un véhicule, sans succès. Ainsi, la mécanique criminelle cible les profils supposés riches en cryptos.
Pourquoi cette montée en puissance ? D’abord, la perception d’une liquidité immédiate des portefeuilles alimente les convoitises. Ensuite, les criminels exploitent la pression psychologique : une clé, une seed, une transaction suffisent parfois. C’est pourquoi les autorités déploient des consignes adaptées aux dirigeants et employés exposés. Toutefois, l’éducation opérationnelle manque encore. Les victimes ignorent souvent qu’un simple changement d’habitudes réduit fortement le risque.
En pratique, plusieurs réflexes s’imposent. D’une part, compartimenter les cryptos et supprimer toute information visible sur la détention de montants importants. D’autre part, instaurer des procédures « anti-coercition » : limites de transferts, comptes multi-signatures et délais incompressibles.
Au final, la France n’est ni un havre pour criminels, ni un désert d’innovation. L’enjeu, désormais, consiste à rassurer sans renoncer à l’élan crypto.
Source : X (Twitter)
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