Le cofondateur de Binance, CZ, a réfuté les allégations selon lesquelles sa grâce aurait été motivée par des liens étroits ou des accords commerciaux avec la famille Trump. Pourtant, cette décision continue d’alimenter la controverse politique aux États-Unis.
CZ affirme avoir été surpris par la grâce
Lors de l’interview, CZ explique qu’il ne s’attendait pas à être gracié aussi rapidement. Et ce, malgré une demande officielle déposée par ses avocats quelques mois plus tôt :
Je ne savais pas quand, ni même si cela allait arriver. Il n’y avait aucune indication de l’avancée du dossier. Puis, un jour, c’est arrivé.
CZ semble donc être passé par la procédure standard pour demander sa grâce. Il précise également qu’il n’avait jamais parlé à Donald Trump, ni avant, ni après la grâce. Son seul contact indirect avec la famille Trump serait une brève rencontre avec Eric Trump, lors d’un événement crypto à Abu Dhabi.
Pas de liens commerciaux avec Trump ou World Liberty Finance
Face aux rumeurs évoquant un échange de faveurs ou un soutien financier au mouvement pro-Trump, CZ a été catégorique :
Il n’y a aucune relation d’affaires entre moi, Binance ou World Liberty Finance.
Cette mise au point intervient alors que certains élus démocrates affirment que la grâce aurait pu être motivée par des accords financiers secrets, notamment des investissements dans des projets liés à la famille Trump.
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Une grâce qui divise profondément Washington
D’un côté, des élus démocrates, comme Maxine Waters accuse d’une possible opération d’échange de faveur politique contre financement. Ces allégations ont également incité plusieurs élus démocrates, dont la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, à rédiger une lettre ouverte à la procureure générale Pam Bondi, examinant de près Trump et la grâce.
De l’autre, les pro crypto et la communauté Web3 ont largement salué la décision, l’interprétant comme un signe d’ouverture de Trump envers l’industrie crypto. Beaucoup y voient donc un tournant après les politiques jugées hostiles de l’administration Biden.
La position de Trump sur le sujet est claire
Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a confirmé qu’il ne connaissait pas personnellement CZ, mais qu’il avait été convaincu que l’affaire relevait de la persécution politique :
On m’a dit que ce qu’il avait fait n’était même pas un crime. Il a été poursuivi injustement par l’administration Biden.
Cette déclaration renforce l’image d’un Bitcoin-friendly Trump face à une administration démocrate perçue comme hostile aux cryptomonnaies.
Les deux principaux concernés semblent donc avoir été clairs, ils ne se sont jamais rencontrés et n’ont jamais communiqué ensemble. En revanche, cette affaire marque un tournant dans la relation entre pouvoir politique et industrie crypto. Elle pointe également du doigt la division de la scène politique américaine entre partisans d’une crypto-liberté et défenseurs d’une stricte régulation.
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