Les élections législatives partielles dans la 2ᵉ circonscription de Paris, prévues pour les 21 et 28 septembre 2025, prennent une tournure inédite. Deux figures bien connues de l’écosystème Bitcoin, Alexandre Stachtchenko et Aurore Galves, s’invitent dans l’arène face à des personnalités politiques établies.
Leur ambition : remettre en question les fondements mêmes du système économique et démocratique français.
Monnaie, liberté, énergie : une rupture assumée
Alexandre Stachtchenko, responsable de la stratégie chez Paymium et cofondateur de l’Institut national du Bitcoin, s’est allié à Aurore Galves, enseignante et entrepreneuse lyonnaise. Ensemble, ils défendent une vision tranchée : la crise économique actuelle est le produit d’un système monétaire vicié.
🪙Monnaie : montrer l'éléphant dans la pièce de la situation budgétaire.
🕊️Libertés : alerter sur les dérives en cours.
⚡️Energie : introduire le chaînon manquant de la transition énergétique.3 sujets majeurs pour les législatives.
🙏Merci pour votre soutien#Stach2025 pic.twitter.com/OFt6a988w5
— Alexandre 'unhosted' Stachtchenko (@StachAlex) September 2, 2025
Depuis l’abandon de l’étalon-or dans les années 1970, expliquent-ils, la monnaie s’est affranchie de toute contrainte physique. Résultat : une dette publique incontrôlable, alimentée par un clientélisme politique insoutenable.
Cette dynamique alimente selon eux un cycle de précarisation. L’inflation ronge le pouvoir d’achat des plus modestes, tandis que l’accès à la propriété devient un mirage pour une majorité de jeunes actifs. Le système monétaire actuel n’est pas une erreur, affirment-ils, mais son objectif est de perpétuer une logique de contrôle centralisé.
C’est pourquoi le Bitcoin représente à leurs yeux une alternative crédible. Non manipulable, transparent et résistant à la censure, il incarne une forme de souveraineté monétaire individuelle, déjà adoptée par des millions de Français.
Pour Stachtchenko, Bitcoin est une forme de désobéissance pacifique face à une organisation économique injuste : « J’ai compris votre jeu, et je refuse d’y participer. »
Une vision politique alternative face à des poids lourds
Face à Michel Barnier, Frédérique Bredin et Thierry Mariani, le duo Stachtchenko-Galves n’a pas l’intention de jouer les figurants. Leur campagne, articulée autour du triptyque Monnaie, Énergie, Libertés, propose un débat sur les angles morts du système politique français.
Ils dénoncent notamment la généralisation de la surveillance numérique, à travers le projet de règlement européen « Chat Control », perçu comme une menace directe pour les libertés individuelles. Leur approche décentralisée entend replacer le citoyen au cœur du processus démocratique.
Le volet énergétique occupe également une place centrale. En intégrant le minage de Bitcoin dans la stratégie nationale, ils voient une opportunité unique : stabiliser le réseau électrique, rentabiliser les surplus de production et financer la transition sans alourdir la facture des Français.
Selon eux, la France a déjà raté plusieurs occasions de s’imposer dans ce secteur, comme lors de la cession par EDF de sa filiale crypto à un acteur américain. Un gâchis économique estimé à plusieurs milliards de dollars.
Bien que Bitcoin soit apolitique, récupéré par certains partis extrêmes, Stachtchenko et Galves se disent transpartisans : ouvrir un débat de fond et non défendre une couleur. Leur candidature cherche à ouvrir une brèche, à apporter de l’audace dans une campagne dominée par les vieux routiers.
Source : X (Twitter)
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