Longtemps entourée de rumeurs, la réserve de Bitcoin des Émirats-arabes-unis a été dévoilée. Loin des spéculations, le chiffre officiel fait état d’un portefeuille de 6300 bitcoins, soit environ 700 millions de dollars. Ainsi, les BTC seraient principalement issus du minage.
Un minage nationalisé
Ainsi, la nouvelle a été rendue publique par l’agence Arkham Intelligence. Selon elle, les portefeuilles rattachés au gouvernement émirati contiennent environ 6300 BTC. Contrairement à d’autres nations comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, ces actifs n’ont pas été saisis lors d’opérations judiciaires. En effet, ils proviennent directement d’une activité de mining.
In conjunction with Phoenix Group (a public UAE mining company) and the UAE government-owned IHC, Citadel built an 80,000 square meter bitcoin mining facility on Al Reem Island in Abu Dhabi in 2022 in 6 months.
We were able to corroborate the timeline of on-chain mining activity… pic.twitter.com/MyTJQRzh7K
— Arkham (@arkham) August 25, 2025
De plus, la construction du site est menée par la Citadel Mining, une société détenue à 85% par 2pointzero, filiale gouvernementale : International Holding (IHC). Cette dernière est, lui-même, majoritairement contrôlé par le Royal Group, entité appartenant à un membre influent de la famille royale.
Ainsi, la société Citadel Mining a été lancée en 2022, en partenariat avec Phoenix Group, entreprise publique spécialisée dans le minage. Ensemble, ils ont construit un centre de minage à grande échelle à Abu Dhabi. D’après Arkham, ce projet a été corroboré par des données on-chain croisées avec des images satellites de la construction du site.
En tout, le pays aurait miné environ 9300 Bitcoin, mais seule une partie est actuellement détenue dans les portefeuilles identifiés de l’État. Cela pourrait suggérer des ventes antérieures ou une répartition sur d’autres wallets non répertoriés.
Une stratégie pragmatique dans la course mondiale au Bitcoin
Avec cette révélation, les Émirats arabes unis deviennent la sixième nation la plus riche en Bitcoin, dépassant de peu El Salvador. Le classement mondial reste dominé par les États-Unis, qui détiennent près de 200 000 BTC et suivis de la Chine (194 000 BTC). Ces pays ont pour la plupart accumulé leurs avoirs via des saisies judiciaires, notamment lors de la lutte contre des arnaques crypto.
En revanche, les Émirats ont fait un choix différent. En effet, le pays a investi directement dans une infrastructure de mining pour produire du Bitcoin plutôt que de l’acquérir via le marché ou des saisies. Ce modèle s’inscrit dans une stratégie de souveraineté énergétique et numérique. En effet, le pays du Golfe veut profiter à la fois des ressources locales et de l’environnement réglementaire favorable à l’innovation.
Cette approche n’est pas isolée. Abu Dhabi a récemment investi plus de 500 millions de dollars sur un ETF Bitcoin. Ainsi, cela confirme l’intérêt croissant pour les cryptos au niveau institutionnel. De plus, cela marque une volonté de s’imposer comme une place forte de la blockchain dans la région.
Enfin, même si la réserve émiratie représente seulement 2,4% des Bitcoin détenus par les États, elle témoigne d’une orientation stratégique. Ainsi, les 517 000 BTC identifiés comme appartenant à des gouvernements représentent à peine 2,4% de l’offre totale de Bitcoin. Ainsi, cela rend chaque accumulation d’autant plus significative.
Source : Arkm
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