Ethereum va passer un cap avec Fusaka. La mise à jour passe en phase finale sur testnets avant un déploiement final prévu début décembre 2025. Le réseau apporte donc une modification simple mais qui change tout pour l’efficacité des blocs.
Concrètement, la mise à jour installe un plafond de gas par transaction. Ce verrou limite l’empreinte d’une opération unique et empêche qu’elle ne s’accapare tout un bloc.
Pourquoi un cap de gas par transaction ?
Jusqu’ici, une seule transaction pouvait consommer la quasi-totalité du gas d’un bloc, soit environ 45 millions d’unités. Cela ouvrait la porte à des risques de déni de service et freinait la scalabilité. En effet, un bloc rempli par une opération massive repoussait toutes les autres. Par conséquent, l’expérience devenait moins prévisible pour les utilisateurs comme pour les validateurs.
INSIGHT:
ETHEREUM’S FUSAKA UPGRADE JUST WENT LIVE ON HOLEŠKY TESTNET.
THE GOAL: LIGHTER VALIDATOR LOADS, FASTER TESTING, STRONGER NETWORK EFFICIENCY.
NEXT STOPS: SEPOLIA → HOODI → MAINNET.
THE FINAL STAGE OF ETHEREUM’S EVOLUTION IS LOADING. pic.twitter.com/ofRs80ZkRY
— Merlijn The Trader (@MerlijnTrader) October 21, 2025
Avec EIP-7825, Ethereum fixe un plafond par transaction. De ce fait, plusieurs opérations plus petites cohabitent mieux dans le même bloc. Le réseau compose alors des blocs plus denses et plus stables, ce qui fluidifie la propagation. Toutefois, l’équipe ne s’arrête pas là : le plafond par transaction s’accompagne d’un relèvement du block gas limit à 60 millions. Ainsi, les blocs acceptent davantage d’activité, sans sacrifier l’équité entre opérations.
Le changement touche peu l’utilisateur lambda. De plus, il cible principalement les développeurs qui empilent des appels ou automatisent des scripts de déploiement. Ceux-ci doivent tester leurs contrats, vérifier la taille des transactions et adapter les batchs si besoin.
Côté calendrier, la fonctionnalité tourne déjà sur Holesky et Sepolia. Le prochain jalon concerne Hoodi le 28 octobre, avant l’activation sur mainnet pressentie le 3 décembre 2025. Ce séquençage, très progressif, permet de valider les performances.
PeerDAS et la route vers l’exécution parallèle
Fusaka ne se résume pas au cap de gas. La mise à jour introduit PeerDAS, une approche dite de Data Availability Sampling appliquée aux « blobs » des layers 2. En pratique, les nœuds conservent seulement de petites portions aléatoires de données plutôt que l’ensemble. Ainsi, le réseau reste sûr, tout en réduisant la pression et en rendant les solutions de seconde couche moins coûteuses.
Cette optimisation complète les étapes antérieures de la roadmap. Dencun (mars 2024) a posé la base des blobs. Pectra (6 mai 2025) a poursuivi le durcissement fonctionnel. Désormais, Fusaka consolide la disponibilité des données et fixe des garde-fous côté exécution.
La suite s’appelle Glamsterdam. Cette prochaine étape doit inaugurer des mécanismes comme EIP-7928, orientés vers un traitement simultané des transactions. Notamment, des listes d’accès au niveau du bloc rendent la concurrence plus prévisible en limitant les conflits. À terme, traiter plusieurs opérations en parallèle signifie plus de débit et moins de contention, surtout dans les périodes de pointe.
Au final, Fusaka agit comme un pont. Il sécurise la période de transition. PeerDAS soulage l’infrastructure, tandis que le cap par transaction rend la performance plus lisible. Aussi, le relèvement à 60 millions de gas par bloc accompagne la montée en puissance sans fragiliser l’écosystème.
Source : Ethereum.org
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