Bitcoin (BTC) patine, mais l’optimisme ne faiblit pas. Michael Saylor, fondateur de Strategy, maintient une cible ambitieuse en 2025. Il vise 150 000 dollars d’ici la fin de l’année, alors que le marché vient d’encaisser un nouveau choc macro.
Pourquoi Saylor reste haussier
L’entrepreneur décrit les douze derniers mois comme un tournant. Il avance quatre moteurs qui, combinés, installent un cycle constructif. D’abord, l’essor de la tokenisation des titres financiers, qui modernise les marchés. Ensuite, l’appui des autorités américaines aux stablecoins mieux encadrés, afin de renforcer l’influence du dollar dans l’économie numérique. Enfin, un cadre réglementaire plus lisible et une volatilité en retrait au fil de la montée en puissance des dérivés.
INSIGHT:
Michael Saylor says when banks start calling Bitcoin "a good idea", it will be $10 million. pic.twitter.com/uFriZcoVc1
— Coinvo (@ByCoinvo) October 30, 2025
Dans ce scénario, le prix pourrait, selon lui, rejoindre 150 000 dollars d’ici fin 2025. Il rappelle que des analystes actions qui couvrent son groupe et l’écosystème crypto partagent une trajectoire proche. Ainsi, la thèse ne repose pas uniquement sur un récit. Elle s’appuie aussi sur l’arrivée d’outils d’exposition et de couverture plus matures, que les institutionnels utilisent déjà.
Saylor voit plus loin. Sur quatre à huit ans, il imagine un Bitcoin à 1 million de dollars l’unité. Il projette même une progression moyenne d’environ 30% par an sur vingt ans. Ce cap reste théorique, certes, mais il envoie un signal clair aux acteurs qui planifient à long terme.
Le timing, toutefois, complique la lecture. Après un rebond, le cours a décroché vers 107 000 dollars, dans le sillage d’une Fed prudente malgré une baisse des taux directeurs de 25 points de base (-0,25%). En effet, Jerome Powell a refroidi les anticipations d’assouplissement rapide. Par conséquent, les actifs risqués ont hésité, tandis que Bitcoin a effacé ses gains récents.
Dans le même temps, les discussions Trump et Xi ont livré des signaux mitigés. Le ton s’est détendu sur certains dossiers, mais les investisseurs privilégient encore la prudence. Trump et Xi reste un marqueur géopolitique important pour le commerce mondial, donc pour l’appétit au risque. De plus, les flux des ETF au comptant ont montré un trou d’air, avec une journée d’importants retraits. Ce détail compte, car ces véhicules orientent une partie de la demande.
La banque centrale a aussi indiqué s’approcher de la fin de l’assouplissement quantitatif. Cette perspective pourrait desserrer un peu l’étau de la liquidité plus tard dans l’année. Cependant, elle n’annule pas l’incertitude à court terme.
Ce que la fin 2025 pourrait réserver
Comment concilier ces éléments avec l’objectif de 150 000 dollars ? Trois leviers se dégagent. D’abord, si la réglementation américaine continue d’aller vers plus de clarté, les barrières perçues tomberont pour des acteurs encore en retrait. Ensuite, si les ETF stabilisent leurs souscriptions, ils peuvent redevenir un canal d’achats réguliers. Enfin, si la volatilité recule, davantage d’institutionnels accepteront le risque de bilan, car ils pourront le couvrir à moindre coût.
Toutefois, plusieurs cailloux demeurent sur la route. Des sorties nettes prolongées des ETF pèseraient sur la tendance. Un ralentissement économique plus marqué, ou un nouveau bras de fer commercial, réduirait l’appétit au risque. En revanche, une Fed moins restrictive et une amélioration du climat géopolitique relanceraient la mécanique des flux. C’est pourquoi la trajectoire reste binaire à court terme, mais crédible sur un horizon de douze à dix-huit mois si les catalyseurs s’alignent.
À très court terme, le marché peut encore osciller entre 107 000 et 116 000 dollars, le temps d’absorber le message monétaire. De plus, des voix influentes conservent des cibles plus élevées pour la fin d’année, entre 200 000 et 250 000 dollars. Ces fourchettes expriment une même idée : les fondamentaux d’adoption progressent, même si le cycle reste chahuté par la macro.
En synthèse, l’ambition de 150 000 dollars d’ici fin 2025 n’a rien d’un pari isolé. Elle suppose des institutions plus présentes, une liquidité moins capricieuse et des rails réglementaires plus solides. Si ces pièces s’emboîtent, le marché peut surprendre à la hausse.
Source : X (Twitter)
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