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Pourquoi Mastercard mise gros sur Zerohash et les stablecoins ?

Stéphane Daniel
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La frontière entre finance traditionnelle et crypto s’efface un peu plus. Mastercard discute l’acquisition de la startup Zerohash pour 2 milliards de dollars, signe d’une bataille qui s’intensifie autour des rails de paiement on-chain. Ainsi, la course aux stablecoins s’invite au cœur des géants du paiement.

Pourquoi Zerohash attire Mastercard

Le groupe Mastercard serait en négociations avancées pour racheter la fintech d’infrastructure blockchain. Le montant évoqué se situe entre 1,5 et 2 milliards de dollars. Ce mouvement arrive alors qu’un autre deal sur un spécialiste des stablecoins aurait filé à un concurrent. Ainsi, après des échanges parallèles sur la startup BVNK, la cible du moment s’appelle Zerohash.

Zerohash opère sur des opérations techniques que convoitent les acteurs historiques. L’entreprise fournit l’on-ramp et l’off-ramp, des solutions de paiements transfrontaliers, la tokenisation, mais aussi le staking. En effet, son positionnement colle à la stratégie d’un réseau mondial qui veut amener des paiements plus rapides et moins coûteux aux commerçants comme aux banques.

De plus, Zerohash a déjà mis un pied chez Wall Street. La société collabore avec Morgan Stanley afin d’alimenter E*Trade pour le trading de Bitcoin, d’Ether et de Solana. Plus tôt dans l’année, la jeune pousse affirmait avoir traité 2 milliards de dollars de flux tokenisés sur quatre mois, signe d’une demande institutionnelle qui grimpe. Par ailleurs, elle a levé 104 millions de dollars en septembre, avec des noms de premier plan à la manœuvre. Cette trajectoire, combinée aux initiatives on-chain déjà menées avec Mastercard, explique l’intérêt du groupe.

Cependant, rien n’est signé. Les grandes manœuvres sur les paiements se jouent souvent sur des détails d’exécution, de conformité, ou d’intégration technologique. C’est pourquoi le dossier attire autant d’attention : il dessine la prochaine étape d’industrialisation des paiements crypto.

La guerre mondiale des stablecoins

Contexte oblige, les stablecoins s’imposent pour les flux transfrontaliers. Ils rebattent donc les cartes de la concurrence. D’ici 2030, les paiements en stablecoins pourraient atteindre près de 1000 milliards de dollars, grâce à l’adoption institutionnelle et au règlement on-chain.

La concurrence s’organise déjà. Visa lance une plateforme de tokenisation destinée aux banques pour émettre et gérer des stablecoins. Stripe a racheté Bridge pour 1,1 milliard de dollars, tout en bâtissant ses propres rails blockchain et en renforçant son offre wallet.

En parallèle, l’activité stablecoins explose : la capitalisation du segment a bondi cette année, tandis que des banques internationales anticipent un marché bien plus vaste d’ici 2026. De ce fait, s’emparer d’un fournisseur d’infrastructure devient un raccourci précieux pour accélérer.

Toutefois, l’équation ne se limite pas à la technologie. Les exigences réglementaires, la gestion des risques et la continuité opérationnelle pèsent lourd. Un acteur comme Mastercard doit garantir la conformité sur chaque juridiction, connecter des marchands à l’échelle mondiale et intégrer des mécanismes de conversion fiat-crypto sans friction.

Au final, Zerohash coche plusieurs cases : produit, clientèle, traction et proximité avec les besoins des institutions. Si l’accord se conclut, Mastercard gagnera des années d’apprentissage et un portefeuille de services immédiatement activables.


Source : X (Twitter)


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Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

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