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Ondo Finance demande l’aval de la SEC pour tokeniser des produits liés aux actions

Stéphane Daniel
Faits Vérifiés
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L’époque où les émetteurs de titres tokenisés pouvaient espérer obtenir, au mieux, un silence tolérant de la part des régulateurs américains – naviguant entre des lettres d’avertissement informelles, des investigations ouvertes sans calendrier prévisible, et une doctrine d’enforcement forgée au cas par cas sous l’ère Gary Gensler qui faisait de l’incertitude juridique l’instrument de régulation par défaut d’un secteur entier – semble définitivement révolue à Washington.

La séquence d’événements qui s’est déroulée en ce début d’année 2026 autour d’Ondo Finance et de la Securities and Exchange Commission (SEC) condense, en l’espace de quelques semaines, une transformation structurelle de l’approche réglementaire américaine à l’égard des actifs numériques que beaucoup anticipaient sans oser en fixer le calendrier. Il ne s’agit pas d’une capitulation du régulateur, ni d’un blanc-seing accordé à l’industrie crypto dans son ensemble – il s’agit d’un changement de paradigme opératoire dont les implications pour le marché des real-world assets tokenisés (RWA) méritent une dissection rigoureuse.

Ondo Finance a déposé auprès de la SEC une demande de no-action letter pour son produit phare Ondo Global Markets (OGM), sollicitant l’autorisation formelle de représenter des droits sur titres sous forme tokenisée sur Ethereum Mainnet, avec BitGo comme dépositaire. Le même jour, la Division des marchés et du trading de la SEC publiait un cadre en onze points définissant les conditions sous lesquelles les interfaces de trading crypto peuvent opérer sans s’enregistrer comme courtiers. L’architecture de cette double publication simultanée n’est pas fortuite – elle dessine les contours d’un marché que Washington entend désormais encadrer plutôt qu’étrangler.

L’anatomie de la demande d’Ondo Finance : ce que la no-action letter révèle sur la stratégie d’un acteur qui a appris à lire Washington mieux que quiconque dans l’espace RWA

Pour comprendre la portée réelle de cette décision, il faut soulever le capot de la mécanique. Les produits OGM d’Ondo Finance sont des notes tokenisées – des instruments financiers structurés qui permettent à des investisseurs non-américains d’obtenir une exposition économique à des actions et ETFs cotés aux États-Unis, sans détenir directement ces titres. Le mécanisme de base existe depuis le lancement d’OGM en 2023 et avait été conçu précisément pour contourner les contraintes réglementaires américaines en se limitant à une clientèle hors juridiction US.

Ce qu’Ondo Finance demande aujourd’hui n’est pas une refonte de cette structure – la firme le précise explicitement, en déclarant que sa requête « est conçue pour fonctionner comme une innovation en matière de tenue de registres, et non comme une réécriture de la structure de marché ». Ce qui est en jeu, techniquement, c’est la possibilité que les droits sous-jacents sur titres – les securities entitlements – soient également représentés sous forme de tokens sur Ethereum Mainnet, hébergés par le dépositaire institutionnel BitGo, pour soutenir des processus opérationnels et de tenue de registres. En d’autres termes, Ondo ne cherche pas à révolutionner la propriété des titres américains – elle cherche à en optimiser la plomberie administrative par la blockchain.

Cette distinction est fondamentale pour comprendre pourquoi la demande a des chances réelles d’aboutir. En encadrant sa requête comme une innovation d’infrastructure plutôt qu’une disruption du régime de propriété des titres, Ondo Finance offre à la SEC une porte d’entrée politiquement défendable : approuver l’efficience sans approuver la révolution. La firme avait d’ailleurs préparé le terrain en soumettant, en décembre 2025, une feuille de route détaillée sur les titres tokenisés à la crypto task force de la SEC – le même mois où le régulateur clôturait sans poursuites une investigation d’environ deux ans ouverte sous Gensler. Ce calendrier ne relève pas de la coïncidence ; il relève de l’orchestration stratégique.

La proposition intègre également un élément structurellement ambitieux que les sources proches du dossier ont mis en évidence : l’idée que des titres détenus via la Depository Trust Company (DTC), le nœud central de l’infrastructure de règlement-livraison américaine, pourraient être tokenisés et enregistrés sur des blockchains publiques. Cette dimension de la proposition représente un pont explicite entre l’infrastructure financière traditionnelle – les rails du système financier américain construits dans les années 1970 – et l’architecture décentralisée de l’Ethereum Mainnet. C’est là que réside la véritable radicalité de la démarche, habilement dissimulée sous le vocable prudent d’« innovation de tenue de registres ».

Le cadre en onze points de la Division des marchés – ce que la guidance simultanée de la SEC révèle sur l’architecture réglementaire en construction et ses limites structurelles

La publication concomitante par la Division des marchés et du trading de la SEC d’un cadre destiné aux interfaces de trading crypto n’est pas un événement distinct de la démarche d’Ondo Finance – c’est le contexte institutionnel dans lequel cette démarche prend son sens. La guidance cible ce que le régulateur appelle les « Covered User Interfaces » : sites web, extensions de navigateur, et applications mobiles qui convertissent des paramètres de transaction définis par l’utilisateur en commandes exécutables sur blockchain, typiquement comme couche frontale sur des protocoles de trading décentralisés.

L’exemption d’enregistrement comme courtier-négociant (broker-dealer) est conditionnée au respect d’un cadre de conformité en onze points dont les exigences clés méritent d’être précisées. Les opérateurs de ces interfaces – agrégateurs de decentralized exchanges, interfaces de wallets auto-hébergés – doivent s’abstenir de solliciter des transactions spécifiques ou d’émettre des recommandations d’investissement. Ils sont tenus de publier des informations sur leurs frais, leurs conflits d’intérêts potentiels et leurs politiques de cybersécurité. La guidance établit également clairement ce qui ne bénéficie pas de sa protection, délimitant ainsi un périmètre d’application précis.

Mais Paul Atkins, président de la SEC, a lui-même qualifié ces déclarations de niveau staff d’« extrêmement temporaires », soulignant que l’action formelle de la Commission par voie réglementaire est « à la fois vitale et nécessaire ». Cette nuance est capitale pour les investisseurs et les opérateurs : la guidance d’aujourd’hui crée un espace opérationnel sans créer de règles opposables. Elle constitue une promesse de non-intervention conditionnelle, non une autorisation permanente. Dans l’écosystème réglementaire américain, la différence entre les deux n’est pas cosmétique – elle est juridiquement abyssale.

C’est sous cet angle que la SEC d’Atkins se distingue structurellement de celle de Gensler. Comme nous l’analysions à propos de la nomination de David Woodcock à la tête de l’enforcement de la SEC, la nouvelle direction a opté pour une architecture de régulation par le dialogue plutôt que par la sanction – sans pour autant renoncer aux outils coercitifs. L’initiative « Project Crypto » d’Atkins se veut un cadre proactif qui oriente les rédactions de règles formelles sur la distribution, la garde et le trading des actifs cryptographiques. Les declarations de staff actuelles sont les échafaudages d’un édifice réglementaire dont la construction durable reste à achever.

Signal sectoriel – la démarche d’Ondo Finance ne cristallise pas seulement un pivot réglementaire américain, elle redessine la hiérarchie compétitive mondiale des émetteurs de titres tokenisés à un moment où NYSE, Securitize et Kraken posent leurs propres jalons

La portée de cette démarche dépasse largement le cas particulier d’Ondo Finance. Elle s’inscrit dans une dynamique sectorielle plus large où plusieurs acteurs cherchent simultanément à établir des standards sur la tokenisation des actions américaines. Comme nous l’analysions concernant la démarche de Securitize et du NYSE sur la tokenisation d’actions en bourse, la question n’est plus de savoir si les actions américaines seront tokenisées, mais qui établira le cadre technique et juridique dominant – et sur quelle infrastructure.

Dans ce contexte, Ondo Finance dispose d’un avantage concurrentiel structurel que ses rivaux n’ont pas encore reproduit : la combinaison d’une approbation réglementaire préalable dans un marché de référence – l’Abu Dhabi Global Market (ADGM) lui a accordé en avril 2025 la première approbation majeure pour des actions tokenisées – et d’une démarche formelle et documentée auprès du régulateur américain. Securitize et Polymesh ont exploré des voies similaires dans d’autres juridictions, mais aucun acteur ne cumule aujourd’hui ce double positionnement ADGM + SEC en attente.

Par ailleurs, l’émergence de produits comme les xStocks de Kraken illustre l’appétit concret du marché pour des instruments permettant une exposition tokenisée aux actions. Ces initiatives convergentes créent une pression compétitive qui pousse les régulateurs à se positionner avant que les standards ne soient définis par les acteurs de marché eux-mêmes – ce qui explique en partie l’urgence visible dans les publications simultanées de la SEC ce jour-là. Le régulateur ne veut pas arriver après la bataille, comme il l’a fait sur les stablecoins entre 2018 et 2023.

La décision de Nasdaq de faire avancer sa proposition réglementaire pour des plateformes de trading de titres tokenisés – référencée dans les soumissions d’Ondo – ajoute une dimension supplémentaire : si l’infrastructure de négociation traditionnelle la plus importante du monde s’aligne sur un standard technique de tokenisation compatible avec la proposition d’Ondo, l’avantage du premier entrant sur le marché américain sera difficile à déloger. L’ironie est mordante : c’est une entreprise qui avait fait de l’évitement de la juridiction américaine sa stratégie de lancement qui se retrouve désormais en position de définir les standards de marché dans cette même juridiction.

Ce que la demande d’Ondo Finance et la guidance simultanée de la SEC changent concrètement pour les investisseurs français et européens exposés aux marchés RWA

  • Accès élargi aux actions américaines tokenisées – Si la no-action letter est accordée, les produits OGM d’Ondo Finance destinés aux non-résidents américains pourraient voir leur infrastructure technique améliorée, avec une traçabilité on-chain des droits sous-jacents que l’architecture actuelle ne permet pas pleinement. Pour les investisseurs français et européens, cela se traduit potentiellement par une amélioration de la transparence et de la liquidité secondaire de ces instruments.
  • Signal de légitimité pour l’ensemble du secteur RWA – Une approbation de la SEC, même partielle et conditionnelle, constituerait un signal de légitimité institutionnelle dont l’impact sur les primes de risque des produits RWA tokenisés serait immédiat. Les investisseurs européens qui hésitent à allouer sur ce segment en raison de l’incertitude réglementaire américaine disposeront d’un argument de due diligence supplémentaire.
  • Risque résiduel sur le statut temporaire de la guidance – La prudence reste de mise. Atkins lui-même a qualifié les directives actuelles d’« extrêmement temporaires ». Un changement de leadership à la SEC, une évolution politique, ou un incident de marché majeur pourrait remettre en cause ce cadre avant qu’il n’ait été formalisé par voie réglementaire. Les investisseurs exposés à des produits structurés sur la base de cette guidance non contraignante portent ce risque de révocabilité.
  • Positionnement de BitGo comme infrastructure de garde institutionnelle – La désignation de BitGo comme dépositaire pour les titres tokenisés sur Ethereum Mainnet dans la structure d’Ondo place cet acteur dans une position stratégique au croisement de la finance traditionnelle et de la chaîne. Les investisseurs qui évaluent l’exposition au secteur RWA doivent intégrer le risque de concentration dépositaire que cette architecture implique – BitGo n’étant pas régulé comme un broker-dealer traditionnel, le cadre de protection des investisseurs qui lui est applicable reste un terrain partiellement inexploré.
  • Horizon de réponse réglementaire à surveiller – La SEC répond typiquement aux demandes de no-action letter dans un délai de 60 à 120 jours. Le dépôt d’Ondo Finance en février 2026 suggère une fenêtre de réponse entre avril et juin 2026. Pour les investisseurs qui envisagent une allocation sur les produits OGM ou sur le token ONDO, ce calendrier constitue un catalyseur potentiel dont l’impact sera asymétrique selon la réponse du régulateur.

Signaux clés à surveiller dans les prochains mois – les cinq indicateurs qui permettront de mesurer si le pivot réglementaire américain sur les RWA est structurel ou conjoncturel

La réponse de la SEC à la demande d’Ondo Finance, attendue entre avril et juin 2026, constituera le premier test empirique de la profondeur du changement de doctrine sous Atkins. Une approbation explicite, même assortie de conditions, enverrait un signal d’une puissance sans précédent sur le marché des titres tokenisés américains. Un refus ou un silence prolongé révélerait en revanche les limites de la rhétorique pro-innovation et repositionnerait le débat réglementaire vers une durée incertaine.

Le calendrier de la proposition de Nasdaq sur les plateformes de trading de titres tokenisés constitue le second indicateur structurel. Si les avancées réglementaires de Nasdaq s’alignent avec la feuille de route d’Ondo dans les neuf prochains mois, l’architecture d’un marché secondaire liquide pour les titres tokenisés américains deviendra tangible – ce qui transformerait la nature même des produits OGM d’instruments de niche à composantes d’un marché institutionnel établi.

La capacité de la SEC à transformer ses déclarations de staff en règles formelles via son processus de rulemaking sera le troisième signal déterminant. Atkins a reconnu lui-même l’insuffisance du statu quo des directives temporaires. Tout retard dans la publication de règles formelles sur la garde, la distribution et le trading d’actifs cryptographiques prolongera l’incertitude juridique dans laquelle opèrent les acteurs comme Ondo Finance, indépendamment des no-action letters individuelles obtenues.

L’évolution du positionnement de BitGo face à une éventuelle obligation de régulation comme dépositaire qualifié mérite une attention particulière. La structure de garde proposée par Ondo repose sur un acteur institutionnel dont le statut réglementaire est atypique – ni banque custodian traditionnelle ni broker-dealer enregistré. La SEC pourra difficilement approuver le mécanisme sans se prononcer, implicitement ou explicitement, sur l’adéquation de ce modèle de garde, ce qui aura des répercussions bien au-delà du seul cas d’Ondo.

Enfin, la réaction des concurrents directs – Securitize, Polymesh, mais aussi les émetteurs traditionnels qui explorent la tokenisation – donnera la mesure de l’effet d’entraînement potentiel. Si d’autres acteurs déposent des demandes similaires dans les semaines suivant une éventuelle approbation d’Ondo, le signal sera celui d’une ouverture systémique. Si Ondo reste seul dans l’antichambre réglementaire, l’hypothèse d’un traitement de faveur lié à sa relation privilégiée avec la crypto task force de la SEC gagnera en crédibilité.

Perspectives – les scénarios pour les dix-huit prochains mois sur le marché américain des titres tokenisés

Scénario 1 – Approbation partielle et effet catalyseur sectoriel (probabilité : 55%). La SEC accorde à Ondo Finance une no-action letter conditionnelle qui valide le principe de représentation tokenisée des droits sous-jacents sur Ethereum Mainnet, tout en imposant des garde-fous sur le rôle de BitGo et les modalités de reporting. Cette approbation déclenche une vague de demandes similaires de la part de concurrents, accélère le processus de rulemaking formel de la SEC, et positionne les États-Unis comme juridiction de référence mondiale pour les titres tokenisés d’ici fin 2026. Pour le token ONDO et les produits OGM, l’impact sur la valorisation serait significatif à court terme.

Scénario 2 – Approbation différée, rulemaking prioritaire (probabilité : 30%). La SEC décide de ne pas répondre formellement à la demande d’Ondo Finance dans le délai habituel, préférant intégrer les questions soulevées dans un processus de rulemaking formel plus large. Ce scénario n’est pas négatif pour le secteur à moyen terme – il signifie que les règles seront plus robustes et plus durables – mais il décale l’horizon de certitude réglementaire vers 2027, maintenant la prime de risque actuelle sur les produits RWA tokenisés.

Scénario 3 – Refus ou investigation renouvelée (probabilité : 15%). La SEC identifie dans la structure proposée par Ondo des problèmes non résolus concernant la protection des investisseurs, le statut de BitGo, ou les implications du modèle pour l’intégrité des marchés, et émet soit un refus motivé soit une demande d’informations complémentaires substantielles. Ce scénario constituerait un choc de confiance pour l’ensemble du secteur RWA, potentiellement amplifié par une réaction des marchés sur les tokens associés aux projets de tokenisation de titres. La prudence reste de mise face à cette probabilité résiduelle non négligeable.

Une vérité s’impose avec une clarté implacable : ce qui se joue autour de la demande d’Ondo Finance auprès de la SEC n’est pas une procédure administrative ordinaire. C’est la première cartographie réglementaire américaine d’un marché – celui des actions tokenisées accessibles à des investisseurs non-américains via une blockchain publique – dont la taille adressable, si les conditions d’accès s’élargissent au-delà des investisseurs accrédités, pourrait se compter en centaines de milliards de dollars. Le fait que cette cartographie soit initiée par un acteur privé plutôt qu’imposée par le haut dit quelque chose d’essentiel sur la nature du capitalisme réglementaire américain : les règles les plus durables sont celles que l’industrie elle-même a contribué à écrire, avec suffisamment de contraintes pour être crédibles et suffisamment de flexibilité pour être adoptées. Ondo Finance a compris cette mécanique avant ses concurrents – et c’est peut-être là son avantage compétitif le plus durable.


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Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les informations fournies ont une visée exclusivement informative et analytique. Tout investissement dans des actifs numériques comporte des risques significatifs, notamment de perte en capital. Consultez un conseiller financier qualifié avant toute décision d’investissement.

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Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

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