En 2025, certains projets crypto ne se contentent plus de construire : ils utilisent leurs revenus pour racheter leurs propres tokens (buyback) et parfois les brûler (burn). Résultat ? Un supply qui fond, et un prix tiré vers le haut. Voici les 5 projets qui mènent la course au rachat, et comment ils s’y prennent.
Hyperliquid (HYPE) : le champion incontesté des buybacks
S’il fallait un roi des rachats, ce serait clairement Hyperliquid. Avec plus de 644 millions de dollars dépensés depuis le début de l’année, le protocole représente à lui seul 46 % de tous les buybacks crypto en 2025. Une performance qui en dit long sur la solidité de son modèle économique.
Ce qui impressionne encore plus ? Les rachats sont entièrement financés par les revenus de la plateforme, preuve d’un vrai product-market-fit. Et cerise sur le gâteau : une partie des tokens rachetés est brûlée, ce qui a déjà permis de supprimer 2,14 % de la supply de HYPE. Une stratégie claire : récompenser les utilisateurs plutôt que de diluer leur part avec de nouveaux tokens. Et ça marche.
LayerZero (ZRO) : un rachat géant, mais unique
LayerZero a frappé fort avec un rachat unique de 150 millions de dollars, soit 5 % de la supply totale de $ZRO. Un coup d’éclat impressionnant… mais pas destiné à être reproduit. Contrairement à HYPE, il ne s’agit pas ici d’un programme récurrent, mais d’une action ponctuelle.
Ce rachat visait à compenser les critiques autour de la distribution initiale du token. Il n’y a pas eu de burn, mais LayerZero a clairement voulu envoyer un signal fort à sa communauté : « On est là pour soutenir notre écosystème ». Reste à voir si cela suffira à maintenir la confiance sur le long terme.
PumpFun (PUMP) : la fusée des buybacks express
PumpFun n’a commencé ses rachats qu’en juillet 2025. Et pourtant, le projet a déjà injecté 138 millions de dollars en seulement quelques mois. En moyenne, c’est plus de 40 millions par mois, ce qui le place directement dans le Top 3 des plus gros buybacks de l’année.
La plateforme finance ses rachats uniquement avec les frais qu’elle génère, sans levée externe. Pour l’instant, elle retire simplement les tokens de la circulation sans les brûler. Une approche plus flexible, qui pourrait évoluer selon la stratégie du projet.
Raydium (RAY) : le vétéran du rachat + burn
Raydium joue la carte de la cohérence sur le long terme. Le protocole rachète ses tokens depuis 2022, avec plus de 202 millions de dollars dépensés au total. Rien qu’en 2025, 100 millions ont été réinvestis… et surtout : tout a été brûlé.
Ce choix radical permet à Raydium de se distinguer. En 2025, 4,3 % de la supply a été définitivement supprimée, ce qui renforce directement la rareté du token. Et dans un marché parfois brouillé par les effets d’annonce, cette stratégie « brûle tout » séduit les investisseurs à la recherche de projets solides et transparents.
Sky (SKY) : l’innovation du “Smart Burn Engine”
Sky n’a pas juste copié les autres : il a innové. Son Smart Burn Engine réinjecte directement les tokens rachetés dans l’écosystème, au lieu de simplement les supprimer ou les stocker, notamment sous forme de récompenses de staking boostées. Résultat : une boucle vertueuse qui aligne les intérêts des stakers et du protocole.
Cette mécanique crée un effet rareté tout en renforçant l’activité sur la plateforme. En plus, SKY commence à intéresser des portefeuilles institutionnels, notamment dans des fonds diversifiés. Preuve que ce modèle hybride, entre burn et redistribution, attire.
Source : CoinGecko
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