TeraWulf (WULF) a signé un troisième trimestre sous tension, mais surtout en forte croissance. Le mineur américain affiche 50,6 millions de dollars de revenus, porté par le marché du Bitcoin (BTC) et par une stratégie déjà tournée vers l’informatique haute performance. Ainsi, le mix d’activité évolue, tandis que la dépendance au cycle crypto demeure.
Un trimestre dopé par le prix du Bitcoin… malgré moins de BTC minés
La performance tient d’abord au contexte. En effet, le prix moyen du Bitcoin sur le trimestre a atteint 114 390 dollars, contre 61 023 dollars un an plus tôt. Par conséquent, chaque BTC vendu a rapporté bien davantage. Toutefois, la production brute a reculé : 377 BTC minés, contre 555 l’an passé. Le halving d’avril 2024 a pesé, en revanche la hausse des cours a plus que compensé.
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— Hardik Shah (@AIStockSavvy) November 10, 2025
TeraWulf a aussi élargi sa capacité. De plus, l’entreprise a commencé à encaisser des revenus de location pour des charges de calcul intensif, en dehors du minage pur. Cette brique « compute » diversifie les revenus. Elle réduit, à terme, l’exposition aux à-coups du hashrate du Bitcoin et aux frais énergétiques. C’est pourquoi la direction martèle une même ligne : exécuter vite, et sécuriser des contrats dans le secteur de l’IA.
Sur le marché, la journée de lundi a illustré ce balancier. Le titre WULF a touché 14,85 dollars en séance, avant de clôturer à 14,30 dollars (+3,8% sur la journée). Cependant, l’après-Bourse a effacé une partie du mouvement, avec un recul d’environ 2,5%. La volatilité reste élevée, aussi bien sur l’action que sur le Bitcoin.
Le virage vers l’IA s’ancre
Le message est clair : le cœur bat encore au rythme du Bitcoin, mais TeraWulf pivote. La société a étendu son partenariat avec Fluidstack sur le site de Lake Mariner. Ces accords multiples verrouillent des mégawatts et des loyers sur dix ans. En août, un deal d’hébergement IA de dix ans avec Fluidstack a été dévoilé. Il représente plusieurs milliards de dollars de revenus potentiels via les loyers et, le cas échéant, leurs extensions.
Signe fort : Google soutient jusqu’à 1,8 milliard de dollars d’obligations de loyers de Fluidstack et prend une participation proche de 8% via 41 millions d’actions. En pratique, TeraWulf convertit un avantage d’infrastructure (sites, énergie, refroidissement, raccordements) en cash-flows pluriannuels. C’est exactement la trajectoire que souhaitait la direction : moins de dépendance au mining, davantage d’IA et d’HPC.
Reste la boussole crypto. Oui, les revenus « compute » montent. Oui, des partenaires technologiques majeurs renforcent la crédibilité. En revanche, la corrélation entre la valorisation de WULF et les cycles du Bitcoin demeure forte. Par conséquent, la thèse d’investissement combine deux expositions : une « beta » crypto et une « option » sur l’IA. Si les prix tiennent, les contrats d’hébergement peuvent devenir un plancher de revenus. Si le marché se retourne, la diversification offrira un amortisseur, mais pas un bouclier absolu.
Source : Terawulf
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