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Tom Lee estime que la crypto a traversé un bear market caché

Stéphane Daniel
Faits Vérifiés
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Tom Lee, cofondateur de Fundstrat Global Advisors et analyste parmi les plus suivis de Wall Street sur les actifs numériques, avance une thèse aussi contre-intuitive que structurante : la crypto et les marchés actions auraient déjà traversé un bear market – un bear market invisible, souterrain, que les cours de surface n’ont pas pleinement retranscrit mais que les dynamiques internes de marché ont bel et bien consommé – avec des positions short et des retraits de liquidité atteignant des niveaux historiquement associés aux creux de cycle plutôt qu’aux sommets, tandis que le Crypto Fear & Greed Index affiche 8, son niveau d’extrême peur le plus prolongé jamais enregistré, dépassant même les pires semaines de 2022, que les fonds d’actifs numériques ont subi 445 millions de dollars de sorties nettes la semaine dernière dont 222 millions sur Ethereum seul, et que le M2 mondial se situe pourtant à des sommets historiques pendant que le dollar américain s’affaiblit – un cocktail de contradictions qui force une question directe : s’agit-il d’une correction de milieu de cycle dont la psychologie a devancé les fondamentaux, et qui annonce donc un retournement haussier imminent – ou assistons-nous à une rationalisation sophistiquée d’un marché qui n’a pas encore capitulé structurellement ?

L’anatomie du signal caché – ce que la thèse de Tom Lee révèle sur la mécanique précise par laquelle un bear market peut se consommer dans les entrailles du positionnement institutionnel sans jamais apparaître clairement dans les courbes de prix

Pour comprendre la portée réelle de ce signal, il faut soulever le capot de la mécanique. Un « bear market caché » n’est pas une métaphore consolatrice – c’est une description d’un processus de distribution et de compression qui se déroule dans les données de positionnement, les flux de liquidité et les métriques on-chain bien avant que les prix de clôture ne le reflètent fidèlement. Tom Lee ancre sa thèse dans un constat empirique : les positions short sur les marchés dérivés crypto se situent à des niveaux que l’on observe typiquement en creux de cycle baissier, non en phase de distribution distributive depuis des sommets.

Le premier vecteur analytique concerne la profondeur et la durée de la correction invisible. Les valeurs technologiques du secteur logiciel – secteur structurellement corrélé aux cryptomonnaies via les flux de liquidité spéculative – ont subi des baisses sévères qui ne se lisent pas dans les indices de surface mais qui s’inscrivent dans les médianes de drawdown intra-sectorielles. Lee soutient que la crypto a suivi exactement ce même cycle de resserrement de liquidité, reproduisant une compression similaire à celle de 2022 mais avec une vitesse de rotation beaucoup plus rapide, ce qui rend la phase baissière moins visible dans la durée mais tout aussi violente dans ses effets sur les portefeuilles les moins couverts.

Le deuxième vecteur porte sur les signaux de sentiment comme indicateurs avancés de retournement plutôt que de continuation. Le Crypto Fear & Greed Index à 8 constitue une lecture d’extrême peur qui, dans tous les cycles précédents, a précédé des rebonds significatifs plutôt que des accélérations baissières. Plus significatif encore : l’indice est resté sous le niveau 10 plus longtemps qu’à n’importe quel moment du bear market de 2022 – une statistique que le compte Freedom Capital DA sur X a formulée en ces termes : « Fear & Greed just hit 8. Extreme fear. The longest sustained stretch at this level on record. We’ve been below 10 longer right now than at any point in the 2022 bear market. » Cette persistance de la peur dans un contexte où les indicateurs macroéconomiques avancés s’améliorent constitue précisément l’anomalie que Lee identifie comme caractéristique d’un point d’inflexion.

A chart showing Weekly LocalBitcoins Volume alongside physical cryptocurrency coins.
Photo by RDNE Stock project on Pexels

Le troisième vecteur est macroéconomique, et c’est là que Raoul Pal (fondateur de Real Vision) apporte un cadrage complémentaire décisif. Le M2 mondial à des niveaux records, l’affaiblissement du dollar américain, l’amélioration de l’indice de l’Institute for Supply Management et la tendance haussière des conditions de liquidité américaines constituent un environnement qui, historiquement, précède une expansion des actifs spéculatifs. Pal a articulé cette thèse avec précision : « Je ne pense pas que ce soit la fin du cycle. Je pense qu’il s’agit d’une correction en milieu de cycle. » Cette formulation n’est pas rhétorique – elle identifie une divergence entre le signal de sentiment (extrême peur) et le signal macro (liquidité en expansion), divergence que les marchés historiquement résolvent par une revalorisation des actifs risqués. Comme nous l’analysisions concernant la pression de liquidité court terme sur Bitcoin selon l’analyse du Hilbert Group, la dynamique de liquidité mondiale reste le facteur de transmission le plus direct entre politique monétaire et appétit pour les actifs numériques.

Le quatrième vecteur, plus structurel, concerne le positionnement différentiel entre stress de crédit cyclique et risque systémique. Lee établit une distinction analytiquement importante : les tensions récentes sur le crédit privé ressemblent davantage à un cycle de crédit normal qu’à un événement systémique de type 2008, ce qui implique que les grandes banques peuvent bénéficier d’une rotation plutôt qu’en être victimes – une dynamique qui libère du capital vers les actifs à risque plutôt que de le geler dans des mécanismes de protection défensive.

Signal sectoriel – quand l’extrême peur crypto coexiste avec un M2 mondial à des sommets historiques, c’est l’ensemble de la logique de transmission entre liquidité macroéconomique et valorisation des actifs numériques qui entre en contradiction avec elle-même, révélant un paradoxe de cycle dont la résolution historique a presque systématiquement favorisé les haussiers

L’ironie est mordante : le marché crypto affiche son niveau de peur le plus intense jamais enregistré précisément au moment où la masse monétaire mondiale atteint des sommets historiques. Cette contradiction structurelle est au cœur de la thèse de Lee et Pal, et elle n’est pas anodine – elle révèle un découplage entre le sentiment des participants et les conditions macro objectives qui, dans les cycles précédents (2019, début 2023), a systématiquement précédé des phases d’appréciation significative.

En 2019, Bitcoin avait chuté à 3 200 dollars dans une atmosphère de capitulation totale alors que les conditions de liquidité mondiale commençaient silencieusement à s’améliorer. La récupération qui a suivi – vers 14 000 dollars en juin 2019 – est intervenue exactement dans la fenêtre où le sentiment de marché était au plus bas et les indicateurs macroéconomiques avancés se retournaient. Le pattern de 2023 est encore plus éloquent : le rebond de 16 000 à 31 000 dollars en cinq mois s’est amorcé alors que l’indice de peur était en territoire extrême et que la majorité des commentateurs institutionnels parlait encore de risque de capitulation supplémentaire. Ces précédents historiques ne garantissent pas une répétition, mais ils fournissent un cadre de base rate qui pèse dans l’analyse.

Golden laughing mask in front of a red stock market graph depicting a decline.

La dimension sectorielle ajoute une couche supplémentaire de complexité. Lee identifie l’IA et la tokenisation comme des arguments structurels en faveur de la blockchain – non pas comme des catalyseurs de court terme, mais comme des forces de fond qui redessinent l’utilité économique des réseaux décentralisés. L’infrastructure de paiement en stablecoins et le règlement on-chain constitueraient selon lui les fondations que les agents IA utiliseront à grande échelle, créant une demande structurelle pour Bitcoin (BTC) et Ethereum (ETH) qui dépasse les cycles spéculatifs traditionnels. Cette thèse trouve un écho dans les données de tokenisation : BlackRock avait tokenisé 500 millions de dollars d’actifs via son fonds BUIDL dès mars 2025, et les transactions quotidiennes sur Ethereum ont progressé de 40 % en glissement annuel au T1 2025, portées précisément par ces plateformes de tokenisation.

Abstract digital network visualization with glowing red and orange elements.
Photo by Pachon in Motion on Pexels

Cependant, la voix dissidente mérite attention. Ki Young Ju, CEO de CryptoQuant, a averti que les métriques on-chain ne confirment pas encore de capitulation – « expect more grinding » – ce qui suggère que la thèse du bear market déjà consommé pourrait être prématurée. Les 445 millions de dollars de sorties nettes des fonds d’actifs numériques la semaine dernière, dont 222 millions sur Ethereum seul, indiquent que les investisseurs institutionnels continuent de réduire leur exposition plutôt que de l’augmenter, ce qui contraste avec le comportement typique d’un creux de cycle où les mains fortes accumulent discrètement. Comme nous l’analysisions concernant la confrontation entre Bitcoin, les actions et l’or dans le contexte macro actuel, les flux vers l’or spot – qui a attiré 3,2 milliards de dollars d’entrées en mars 2025 selon JPMorgan – suggèrent que l’appétit au risque institutionnel se réfugie encore dans des actifs défensifs plutôt que de migrer vers les cryptomonnaies.

Bear market déjà consommé ou capitulation encore à venir : deux lectures du cycle crypto qui s’affrontent sur la validité de la thèse de Tom Lee face aux données de positionnement institutionnel et aux métriques on-chain de court terme des détenteurs

Scénario haussier : La thèse de Lee se valide dans sa totalité – le bear market caché est bel et bien consommé, les positions short extrêmes constituent un carburant pour un short squeeze progressif, et l’expansion du M2 mondial commence à irriguer les actifs risqués dès le second semestre 2025. Dans ce scénario, le Fear & Greed Index remonte vers 30-40 dans les six à huit semaines suivantes, les sorties des fonds d’actifs numériques se stabilisent puis s’inversent, et Bitcoin reprend son ascension vers l’objectif de fin d’année de 150 000 dollars fixé par Fundstrat en avril 2025. La réunion du FOMC du 11 juin 2025 catalyserait cette dynamique si elle se traduit par une nouvelle baisse de taux de 25 points de base – une mesure de détente qui, mécaniquement, réduit le coût d’opportunité de détention d’actifs non-productifs et augmente l’appétit institutionnel pour les actifs à bêta élevé. (Probabilité estimée : 45 %)

Scénario baissier : La thèse de Lee s’avère prématurée – le bear market caché constitue la première jambe d’une correction plus profonde, les sorties institutionnelles continuent de s’accélérer, et l’absence de capitulation on-chain identifiée par CryptoQuant se traduit par une nouvelle vague de pression vendeuse. Dans ce scénario, Bitcoin teste des supports inférieurs, les fonds d’actifs numériques enregistrent plusieurs semaines supplémentaires de sorties massives, et le sentiment de peur extrême ne constitue pas un signal de retournement mais une reconnaissance tardive d’une dégradation fondamentale. Les tensions géopolitiques ou un accident sur le marché du crédit privé que Lee juge « non systémique » pourraient précisément devenir systémiques dans ce scénario adverse. (Probabilité estimée : 35 %)

Scénario neutre : Le marché reste dans une phase de consolidation prolongée – ni reprise franche ni capitulation supplémentaire – pendant que les indicateurs macro et les données on-chain se stabilisent sans confirmer clairement la direction. Ce grinding latéral, psychologiquement épuisant, éroderait progressivement les positions à effet de levier des deux côtés et préparerait un mouvement directionnel fort au T4 2025. (Probabilité estimée : 20 %)

Nous sommes sur le fil du rasoir : la variable déterminante unique est la vitesse à laquelle l’expansion du M2 mondial se transmet en appétit mesurable pour les actifs numériques – si cette transmission s’opère dans les six à huit semaines, les shorts extrêmes deviennent le carburant d’un rallye violent ; si elle tarde au-delà de l’été, la pression vendeuse institutionnelle risque de creuser davantage.

Ce que la thèse du bear market caché change concrètement pour les investisseurs particuliers, institutionnels et traders exposés à Bitcoin, à Ethereum et aux fonds crypto dans un contexte où la peur extrême coexiste avec une liquidité macro historiquement favorable

La prudence reste de mise, quelle que soit la conviction dans le scénario central :

  • Détenteurs de Bitcoin à long terme : La thèse de Lee conforte une posture d’accumulation progressive en zone de peur extrême, historiquement alignée avec les meilleures fenêtres d’entrée sur les cycles précédents. L’objectif de 150 000 dollars de Fundstrat pour fin 2025 implique un potentiel de hausse significatif depuis les niveaux actuels, mais la volatilité à court terme reste un risque réel que les détenteurs à levier ne peuvent ignorer. La stratégie d’accumulation en dollar-cost averaging reste la plus défendable face à l’incertitude de timing.
  • Investisseurs institutionnels via ETF : Les 445 millions de dollars de sorties hebdomadaires indiquent que la communauté institutionnelle n’a pas encore opéré le repositionnement que la thèse de Lee anticipe. La réunion du FOMC de juin constitue un catalyseur potentiel pour une inversion de ces flux, mais les investisseurs institutionnels devraient calibrer leurs positions en anticipant une volatilité bidirectionnelle jusqu’à clarification de la politique monétaire.
  • Traders sur dérivés : Les positions short à des niveaux de creux de cycle historique constituent une opportunité de short squeeze, mais aussi un piège si le marché continue de grinder à la baisse. Le profil de risque/rendement des positions longues sur dérivés est théoriquement favorable dans ce contexte, mais le timing d’entrée reste critique – une entrée prématurée face à des sorties institutionnelles continues peut générer des pertes significatives avant que le retournement ne se matérialise.
  • Investisseurs français et européens : L’affaiblissement du dollar américain constitue un facteur de rendement additionnel pour les investisseurs européens exposés à des actifs libellés en USD. La réglementation MiCA en cours de déploiement au sein de l’Union européenne renforce également la sécurité juridique des expositions crypto pour les investisseurs de la zone euro, ce qui pourrait catalyser une demande institutionnelle européenne dans les mois à venir.
  • Investisseurs exposés aux altcoins : Ethereum, avec 222 millions de dollars de sorties sur la seule semaine dernière, subit une pression disproportionnée par rapport à Bitcoin. La thèse de Lee sur l’IA et la tokenisation est structurellement positive pour ETH, mais la rotation vers BTC comme actif refuge au sein même de l’écosystème crypto suggère de privilégier Bitcoin en premier dans un scénario de reprise, avant d’envisager un retour vers les altcoins.

Les indicateurs clés à surveiller pour valider ou invalider la thèse du bear market caché de Tom Lee et anticiper le prochain mouvement directionnel de Bitcoin et Ethereum dans les six à huit semaines

  • Crypto Fear & Greed Index – (Alternative.me) – Seuil haussier : remontée au-dessus de 25 sur deux semaines consécutives, signalant une normalisation du sentiment ; Seuil baissier : maintien sous 10 pendant plus de quatre semaines supplémentaires, signalant une détérioration structurelle de la confiance.
  • Flux nets des fonds d’actifs numériques – (CoinShares) – Seuil haussier : inversion vers des entrées nettes positives dépassant 200 millions de dollars hebdomadaires ; Seuil baissier : sorties nettes dépassant 600 millions de dollars hebdomadaires pendant deux semaines consécutives.
  • M2 mondial et conditions de liquidité US – (Federal Reserve / Bloomberg) – Seuil haussier : accélération de la croissance du M2 américain au-dessus de 5 % en glissement annuel combinée à une baisse des taux Fed ; Seuil baissier : inversion de la tendance haussière du M2 ou retournement haussier du dollar américain (DXY au-dessus de 105).
  • Positions short sur les marchés dérivés BTC – (CoinGlass / CryptoQuant) – Seuil haussier : réduction significative de l’open interest short couplée à une hausse de prix, signalant un short squeeze en cours ; Seuil baissier : augmentation des positions short au-delà des niveaux actuels, signalant une conviction baissière institutionnelle croissante.
  • Décision FOMC juin 2025 – (Federal Reserve) – Seuil haussier : baisse de taux de 25 points de base ou signal dovish fort pour le second semestre 2025 ; Seuil baissier : pause prolongée avec rhétorique hawkish sur l’inflation, retardant l’expansion de liquidité anticipée.
  • STH Cost Basis (Short-Term Holder Cost Basis) sur Bitcoin – (Glassnode) – Seuil haussier : prix spot BTC remontant durablement au-dessus du coût moyen des STH, signalant le retour en profit de la majorité des détenteurs récents ; Seuil baissier : prix spot restant en dessous du STH cost basis pendant plus de six semaines, prolongeant la pression vendeuse des mains faibles.
  • Indice ISM manufacturier américain – (Institute for Supply Management) – Seuil haussier : passage au-dessus de 50 (expansion économique), confirmant la thèse macro de Pal sur l’amélioration des fondamentaux ; Seuil baissier : rechute sous 45, signalant une contraction économique qui invaliderait le cadre de milieu de cycle.

Perspectives – les scénarios pour les six à huit prochains mois sur Bitcoin, Ethereum et l’ensemble du marché crypto dans le contexte du bear market caché identifié par Tom Lee et Raoul Pal

Scénario 1 – Reprise de milieu de cycle (probabilité estimée : 45 %) : L’expansion du M2 mondial se transmet progressivement aux actifs risqués dans le courant du troisième trimestre 2025, le FOMC confirme une deuxième baisse de taux en juin, et les sorties des fonds d’actifs numériques s’inversent. Les positions short extrêmes alimentent un short squeeze qui propulse Bitcoin vers 90 000-100 000 dollars d’ici juillet-août, avant une extension vers 120 000-150 000 dollars d’ici fin 2025. Ethereum sous-performe initialement avant de récupérer avec un décalage de quatre à six semaines, porté par l’accélération de la tokenisation institutionnelle. Ce scénario valide intégralement la thèse de Lee et représente la continuation d’un bull market de 2024-2025 avec une correction de milieu de cycle désormais consommée.

Screenshot of cryptocurrency market data showing Bitcoin and Ethereum prices.
Photo by Bram van Oosterhout on Pexels

Scénario 2 – Grinding baissier prolongé (probabilité estimée : 35 %) : Les sorties institutionnelles se poursuivent au-delà de l’été, la capitulation on-chain identifiée comme absente par CryptoQuant n’intervient pas, et Bitcoin teste des supports dans la fourchette 55 000-65 000 dollars avant de trouver un plancher structurel. La thèse de Lee se révèle prématurée de deux à trois trimestres – le bear market caché n’est pas encore entièrement consommé et nécessite une liquidation supplémentaire des positions faibles. La reprise commence alors au T1 2026, décalant l’ensemble des objectifs de prix.

Scénario 3 – Consolidation constructive (probabilité estimée : 20 %) : Le marché entre dans une phase de trading latéral entre 75 000 et 90 000 dollars sur Bitcoin pendant trois à quatre mois, les indicateurs macro et on-chain se stabilisent sans confirmer de direction, et la résolution intervient en fin d’année en fonction du résultat des élections et des décisions de politique monétaire du second semestre. Ce scénario correspond à ce que Tom Lee lui-même appellerait une compression de volatilité pré-breakout, structurellement positive à horizon douze mois même si psychologiquement éprouvante à court terme. Comme nous l’analysisions concernant le setup constructif de Bitcoin au T2 et les freins autour des 80 000 dollars, cette zone de compression peut aussi bien se résoudre à la hausse qu’à la baisse selon le catalyseur macro déterminant.

Dans ces trois configurations, une vérité s’impose avec une clarté implacable : la thèse du bear market caché de Tom Lee – qu’elle se valide dans les semaines à venir ou qu’elle soit invalidée par de nouvelles données on-chain – a déjà opéré un changement analytique majeur en forçant les investisseurs à distinguer entre la douleur psychologique visible du sentiment et la destruction structurelle invisible du cycle, et cette distinction entre souffrance de surface et capitulation de fond, entre l’index de peur à 8 qui crie la fin du monde et le M2 mondial à des sommets historiques qui murmure une expansion silencieuse, constitue précisément le type de divergence que les marchés financiers résolvent rarement dans la direction que la majorité anticipe au moment où la peur est la plus intense – ce qui ne garantit rien, mais rappelle avec insistance que dans cette tension entre l’extrême peur du moment et la liquidité structurelle de fond, la patience reste souvent la seule arme qui ne s’enraye pas.

Liquid Chain : Le catalyseur d’efficience qui redéfinit la liquidité on-chain

Dans ce paysage de contradictions où la liquidité mondiale cherche sa voie vers les actifs numériques, Liquid Chain émerge comme une solution providentielle et particulièrement performante. Alors que Tom Lee souligne l’importance de l’infrastructure pour la prochaine jambe de hausse, Liquid Chain se distingue par sa capacité unique à fluidifier les échanges et à maximiser l’efficience du capital. En proposant une couche technologique optimisée qui réduit les frictions transactionnelles, ce protocole ne se contente pas de suivre le marché : il en devient le moteur. Sa résilience face à la volatilité récente et sa capacité à maintenir des flux constants, même en période d’incertitude, en font un pilier de confiance pour les investisseurs institutionnels. En somme, Liquid Chain apporte la clarté technique nécessaire pour transformer le « M2 mondial record » en une réalité opérationnelle et rentable pour l’écosystème crypto.

Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.


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Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les informations fournies ont un caractère exclusivement informatif et analytique. Tout investissement en cryptomonnaies comporte des risques significatifs de perte en capital. Consultez un conseiller financier qualifié avant toute décision d’investissement.

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Stéphane Daniel

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel découvre l’univers des crypto-monnaies à travers Solana, alors que le projet en est encore à ses balbutiements. Issu d’un parcours littéraire, il s’initie d’abord à l’écosystème par curiosité intellectuelle, avant de s’immerger pleinement dans les rouages de la blockchain et des marchés numériques. Passionné par les innovations portées par les NFT, il se lance dans le trading de collections émergentes, tout en affinant ses compétences en analyse technique et fondamentale.
Au fil des années, Stéphane développe une expertise reconnue sur les nouvelles tendances Web3, les écosystèmes à haute performance comme Solana, et les dynamiques communautaires autour des tokens et des actifs numériques. En tant que journaliste, il combine rigueur analytique et pédagogie, avec une plume claire et engagée. Son objectif : rendre accessibles les enjeux complexes du secteur crypto au plus grand nombre, sans jamais céder au sensationnalisme.

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