Après la récente correction du Bitcoin, l’économiste James E. Thorne analyse les facteurs macroéconomiques en jeu. Il s’intéresse notamment à la réouverture du gouvernement américain, à l’évolution de la politique monétaire sans oublier les tensions sur le marché du crédit. Son analyse souligne aussi que malgré les mouvements de vente à court terme, l’adoption du Bitcoin progresse toujours. Décryptage…
Un apport immédiat de liquidité lié à la reprise d’activité du gouvernement américain
D’après James E. Thorne, la reprise des activités gouvernementales américaines s’accompagne d’un ajustement du Treasury General Account. Cette opération crée une injection de liquidité à court terme dans le système financier. De même, elle marque la fin effective d’un resserrement quantitatif, déjà en perte de vitesse.
Par ailleurs, Thorne prévoit que la Réserve fédérale poursuivra ses baisse de taux. Aussi, elle devrait fixer le taux des fed funds autour de 2,75 %. L’expert économique estime également qu’en 2026, la composition du FOMC va changer avec le départ de son président actuel Jerome Powell.
Une transition qui selon lui va mettre fin à une période marquée par une approche keynésienne progressive. Ensemble, ces changements redéfinissent clairement le contexte dans lequel évolue le Bitcoin.
Impact de la politique monétaire sur l’économie et l’adoption du Bitcoin
Dans son analyse, Thorne souligne l’impact négatif de la politique monétaire américaine sur le marché immobilier. Selon lui, les restrictions financières, le manque de réactivité politique et l’usage d’indicateurs obsolètes ont perturbé les dispositifs de crédit. Un blocage qui fragilise ce secteur économique vital, et rend les marchés (notamment celui du Bitcoin), encore plus volatiles.
Parallèlement, Thorne constate que l’adoption du Bitcoin continue sa progression. Il explique que de plus en plus d’investisseurs institutionnels s’intéressent à cette cryptomonnaie. Un intérêt qui s’explique principalement par un cadre légal plus souple.
D’autre part, Malgré certaines ventes de Bitcoin jugées irrationnelles, la demande et l’adoption de cette crypto continuent de croître. Thorne souligne que ces mouvements de liquidité créent des opportunités visibles seulement après coup et qu’un bull run du Bitcoin se termine lorsque la liquidité disparaît, jamais lorsqu’elle apparaît.
Les analystes de Citi restent optimistes malgré la chute récente
Il faut dire que l’optimisme affiché par James E. Thorne n’est pas du tout partagé par les experts de Citigroup. Dans une étude publiée récemment, ces derniers ont tenté d’expliquer la récente baisse de régime du Bitcoin, retombé brièvement sous les 100 000 dollars. Une baisse que l’organisation explique surtout par la réduction de la liquidité dans le système financier américain.
Dans ce contexte, Citigroup précise d’ailleurs que le Bitcoin reste très sensible aux variations de liquidité. Fondée en 1998, cette multinationale américaine prévoit toutefois un assouplissement prochain : le tapering de la Fed doit s’arrêter en décembre et le TGA dépasser 940 milliards de dollars. Sur cette base, les analystes de Citi anticipent un retour des conditions de liquidité favorables et maintiennent un objectif à 12 mois de 181 000 dollars, soutenu par le rôle croissant du Bitcoin comme « or numérique ».
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