BNY, la plus grande banque dépositaire mondiale avec 59,4 trillions de dollars d’actifs sous conservation et administration au premier trimestre 2026, a annoncé le 29 juin l’intégration d’USDC – le stablecoin dollar émis par Circle, deuxième capitalisation du secteur avec 73,71 milliards de dollars en circulation selon DefiLlama – comme premier stablecoin supporté sur sa plateforme de Digital Asset Custody, permettant désormais à ses clients institutionnels de stocker, transférer, émettre et racheter l’USDC aux côtés de leurs actifs traditionnels dans un environnement opérationnel unifié, dans une démarche qui prolonge la relation nouée en 2022 lorsque Circle avait sélectionné BNY comme dépositaire principal des réserves USDC, et qui s’inscrit dans le sillage réglementaire du GENIUS Act – signé par le président Donald Trump en juillet 2025 – ayant explicitement autorisé les établissements dépositaires agréés au niveau fédéral à offrir des services de custody pour les stablecoins de paiement.
La question que pose cette intégration n’est pas technique – BNY conservait déjà les réserves d’USDC depuis trois ans. Elle est structurelle : s’agit-il de la validation définitive de l’USDC comme infrastructure de cash institutionnel – ou d’un positionnement défensif d’une banque dépositaire qui perçoit que les dépôts tokenisés et les stablecoins réglementés vont remodeler les flux de trésorerie de ses propres clients dans les vingt-quatre prochains mois ?
Anatomie du signal – ce que l’intégration USDC par BNY révèle sur la mécanique réelle du custody institutionnel des stablecoins, sur le positionnement concurrentiel de Circle face à Tether dans le segment bancaire américain, sur les implications opérationnelles du GENIUS Act pour les dépositaires de premier rang, et sur le signal envoyé aux autres grandes banques dépositaires mondiales encore en retrait
Premier vecteur – Ce que la custody institutionnelle d’USDC signifie concrètement pour l’infrastructure financière mondiale : pas un partenariat de plus, une reconfiguration de la plomberie du cash
L’élément le plus sous-estimé de cette annonce n’est pas la custody elle-même – BNY détenait déjà physiquement les bons du Trésor et les liquidités dollar servant de réserves à l’USDC depuis 2022. Ce qui change fondamentalement, c’est la couche opérationnelle : les clients institutionnels de BNY peuvent désormais instrure la banque pour que Circle convertisse des dollars en USDC (mint) ou rachète de l’USDC en dollars (burn) directement depuis leurs portefeuilles de custody, sans jamais transiter par un intermédiaire crypto-natif ou une infrastructure tierce.
Cette unification du cycle de vie – conservation, transfert, émission, rachat – dans un seul environnement réglementé supprime le point de friction le plus dissuasif pour les trésoriers d’entreprise et les gestionnaires d’actifs institutionnels : l’obligation de travailler avec deux prestataires distincts dont les frameworks de risque, de reporting et de compliance ne s’articulent pas naturellement. BNY gère les actifs de plus de 90 % des entreprises du Fortune 100 et de quasi-totalité des cent premières banques mondiales – la distribution potentielle de cette capacité est donc considérable.
La banque a par ailleurs indiqué qu’elle prévoit d’étendre cette fonctionnalité à d’autres émetteurs de stablecoins et à des flux de cash digital plus larges. L’USDC n’est pas la destination finale – il est le point d’entrée d’une infrastructure que BNY positionne comme le rail universel du cash institutionnel sur blockchain.
Deuxième vecteur – Circle versus Tether dans la course à la légitimité bancaire américaine : l’intégration BNY constitue un avantage concurrentiel structurel dont Tether ne dispose pas et ne peut pas répliquer à court terme sous le régime GENIUS Act
Tether, émetteur d’USDT – premier stablecoin par capitalisation – opère depuis les Îles Vierges britanniques et n’a pas de relation de custody avec une banque dépositaire américaine agréée par l’OCC. Le GENIUS Act impose aux émetteurs autorisés de maintenir des réserves 1:1 en actifs liquides – dollars et bons du Trésor à court terme – sous supervision prudentielle, un cadre que Tether ne satisfait pas dans sa configuration actuelle et qui rendrait toute expansion vers le segment institutionnel américain réglementé extrêmement coûteuse en termes de restructuration opérationnelle et de capitaux propres.
Circle, en revanche, a méthodiquement construit depuis 2022 une chaîne de légitimité bancaire : sélection de BNY comme dépositaire principal des réserves, lancement du BNY Dreyfus Stablecoin Reserves Fund en novembre 2025 comme véhicule monétaire dédié aux réserves des émetteurs de stablecoins, intégration dans la plateforme de dépôts tokenisés de janvier 2026. La stratégie est explicite : faire de l’USDC non pas le stablecoin le plus capitalisé, mais le stablecoin le plus profondément enchâssé dans l’infrastructure dépositaire des institutions financières systémiques.
Dante Disparte, directeur de la stratégie de Circle, avait formulé l’ambition lors du lancement des dépôts tokenisés en janvier 2026, déclarant que la relation avec BNY était « ancrée dans une vision commune » démontrant que « la rapidité et les nouveaux cas d’usage ne s’obtiennent pas au détriment des exigences de sécurité et de solidité des plus grandes institutions financières mondiales ».
Troisième vecteur – Les implications opérationnelles du GENIUS Act pour les dépositaires de rang systémique : BNY démontre que la loi n’est pas seulement un cadre de conformité mais un avantage compétitif pour les custodians agréés OCC capables d’exécuter la séquence complète mint-custody-burn
Le GENIUS Act autorise les établissements dépositaires agréés au niveau fédéral à fournir des services de custody pour les stablecoins de paiement sans exiger de capital réglementaire supplémentaire contre ces actifs – une disposition cruciale qui rend l’activité économiquement viable pour des banques dont le modèle repose sur l’optimisation du ratio capital/actifs. BNY, régulée par l’OCC, se trouve dans une position idéale : elle peut absorber la custody USDC dans son framework prudentiel existant, sans les frictions réglementaires qui s’appliqueraient à un acteur non bancaire.
La chronologie de BNY illustre une exécution délibérément séquencée : lancement du Dreyfus Stablecoin Reserves Fund en novembre 2025 pour ancrer les réserves des émetteurs, dépôts tokenisés sur blockchain privée en janvier 2026 avec Citadel Securities, Anchorage Digital et ICE comme participants, intégration USDC sur la plateforme publique en juin 2026. Chaque étape a construit la suivante – ce n’est pas une série d’initiatives isolées mais une architecture progressive.
La semaine même de cette annonce, Invesco déposait un dossier le 25 juin pour un fonds monétaire tokenisé conforme au GENIUS Act adossé aux réserves de stablecoins, et Baillie Gifford lançait le 23 juin un fonds obligataire tokenisé sur Solana et Ethereum – avec BNY comme dépositaire. Le signal de convergence est net : BNY apparaît comme la couche custodiale de référence sur l’ensemble des mouvements institutionnels en actifs numériques réglementés.
Quatrième vecteur – Le signal envoyé à State Street, Euroclear, Clearstream et aux autres dépositaires de premier rang : BNY vient de définir le standard opérationnel, et le coût du retard commence à s’accumuler
State Street – deuxième banque dépositaire mondiale – et les infrastructures européennes comme Euroclear et Clearstream observent depuis plusieurs trimestres l’avancée de BNY dans le digital asset custody sans avoir positionné d’offre équivalente sur les stablecoins. Le risque n’est pas immédiat – les cycles de décision des grandes institutions financières s’étendent sur des années – mais il est structurel : si BNY parvient à ancrer suffisamment de flux institutionnels sur sa plateforme USDC dans les douze prochains mois, l’effet réseau crée une inertie que les retardataires auront du mal à compenser.
L’analogie avec la custody des ETF Bitcoin spot en 2024 est instructive : les premiers dépositaires à se positionner ont capturé une part disproportionnée des flux institutionnels entrants, indépendamment de leur différentiel tarifaire. La custody stablecoin institutionnelle pourrait suivre la même dynamique de concentration précoce. La question n’est plus de savoir si les grandes banques dépositaires vont intégrer les stablecoins réglementés – la question est de savoir lesquelles auront construit l’infrastructure opérationnelle avant que le volume institutionnel ne décolle réellement.
La légitimité réglementaire conférée par le GENIUS Act élargit également l’attractivité pour les banques européennes, dont les régulateurs regardent de près comment leurs homologues américains implémentent le custody stablecoin dans un cadre supervisé. La Banque d’Angleterre a récemment assoupli sa position sur les stablecoins, signalant une convergence réglementaire internationale qui pourrait accélérer l’internationalisation du modèle BNY-Circle.
Signal sectoriel : quand la plus grande banque dépositaire mondiale intègre l’émission et le rachat d’un stablecoin directement dans son infrastructure de custody, c’est la frontière entre finance traditionnelle et infrastructure blockchain qui cesse d’exister comme catégorie analytique pertinente – les gagnants étant Circle, les institutionnels sous-exposés aux rails stablecoin réglementés et les infrastructures DeFi compatibles avec la compliance, tandis que les perdants sont Tether dans le segment bancaire américain et les intermédiaires crypto-natifs dont le modèle repose sur la fragmentation des services
L’ironie est mordante : l’industrie crypto a passé une décennie à promettre la désintermédiation des grandes banques – et c’est précisément la plus grande banque dépositaire de la planète qui réussit à s’imposer comme l’infrastructure centrale du stablecoin institutionnel, en transformant le risque réglementaire en avantage compétitif.
Gagnants structurels :
- Circle / USDC – L’intégration par BNY constitue la validation institutionnelle la plus significative depuis le lancement d’USDC. Circle accède désormais à la base client de la première banque dépositaire mondiale – plus de 90 % du Fortune 100 – comme canal de distribution naturel de ses services stablecoin, sans coût d’acquisition supplémentaire.
- Investisseurs institutionnels cherchant une exposition aux rails stablecoin réglementés – Fonds de pension, compagnies d’assurance, trésoreries corporate disposent désormais d’un accès à l’USDC via un prestataire dont le cadre prudentiel est identique à celui de leurs autres prestataires dépositaires traditionnels. L’argument du risque opérationnel différencié s’effondre.
- BNY elle-même – La banque se positionne comme la couche custodiale universelle du cash digital institutionnel, générant des revenus de custody sur des actifs dont elle contrôle déjà partiellement les réserves sous-jacentes via le Dreyfus Stablecoin Reserves Fund. Le modèle économique est élégant.
- Infrastructure DeFi compatible avec la compliance réglementaire – Les protocoles de finance décentralisée dont les smart contracts intègrent des mécanismes de conformité KYC/AML bénéficient indirectement d’un signal de légitimité : si USDC circule sur des rails bancaires régulés, les protocoles qui l’intègrent de manière conforme pourraient être les prochains bénéficiaires de l’attention institutionnelle.
Perdants structurels :
- Tether / USDT dans le segment bancaire américain réglementé – L’écart de légitimité institutionnelle se creuse mécaniquement. Tether ne peut pas répliquer le modèle BNY-Circle sans une restructuration juridique et opérationnelle majeure, et chaque annonce de ce type renforce l’USDC comme standard de facto pour les institutions soumises à la supervision bancaire américaine. La dynamique de croissance comparative entre stablecoins institutionnels confirme cette tendance à l’œuvre depuis plusieurs trimestres.
- Intermédiaires crypto-natifs positionnés sur la custody institutionnelle – Les plateformes d’échange institutionnelles et les custodians crypto dont le modèle repose sur la gestion des conversions fiat-stablecoin pour compte de clients institutionnels perdent un segment de revenus : BNY internalise précisément cette fonction de conversion dans son infrastructure réglementée.
- Stablecoins sans ancrage dépositaire bancaire de premier rang – L’émergence d’un standard GENIUS Act dans lequel la custody bancaire est le critère de légitimité institutionnelle désavantage structurellement tout émetteur de stablecoin dollar qui n’a pas sécurisé une relation comparable avec un dépositaire tier-1.
L’intégration USDC par BNY face à trois trajectoires : adoption institutionnelle en cascade sous 12 mois, ancrage effectif mais lent sans effet d’entraînement immédiat, ou friction réglementaire post-GENIUS Act forçant une révision du modèle – probabilités et conditions d’activation
Scénario 1 – Adoption en cascade : les dépositaires tier-1 et les Fortune 100 basculent en masse sur les rails USDC de BNY
Probabilité estimée : 30 %
Dans ce scénario, l’annonce BNY-Circle déclenche une réaction en chaîne : State Street annonce une intégration concurrente dans les six mois, plusieurs trésoreries corporate du Fortune 100 déplacent une fraction mesurable de leur cash de trésorerie vers l’USDC via BNY, et les gestionnaires d’actifs commencent à utiliser USDC comme collatéral dans des workflows de règlement institutionnel. Le volume USDC sous custody bancaire réglementée dépasse 10 milliards de dollars avant fin 2026.
Conditions d’activation : annonce d’au moins un autre dépositaire systémique dans les six mois, publication de données de volume par Circle ou BNY confirmant des flux institutionnels significatifs, adoption par un gestionnaire d’actifs top-10 d’une stratégie de cash management intégrant USDC.
Signal de confirmation : déclaration de BNY ou Circle révélant des volumes de mint/burn mensuels supérieurs à 500 millions de dollars d’ici le troisième trimestre 2026.
Scénario 2 – Ancrage effectif mais adoption progressive : BNY consolide sa position sans déclencher d’effet d’entraînement immédiat
Probabilité estimée : 45 %
Dans ce scénario central, l’intégration fonctionne opérationnellement mais les flux réels restent modestes dans les douze premiers mois. Les institutionnels testent les capacités via des pilotes à petite échelle, les concurrents de BNY observent sans accélérer leurs propres développements, et USDC consolide sa position comme stablecoin institutionnel de référence aux États-Unis sans pour autant réduire significativement l’écart de capitalisation avec USDT à l’échelle globale. C’est le scénario de la validation silencieuse : structurellement positive pour Circle et BNY, sans catalyseur visible à court terme.
Conditions d’activation : absence d’annonce concurrente majeure avant fin 2026, volumes USDC sous custody BNY inférieurs à 2 milliards de dollars au premier trimestre 2027, focus des grandes institutions sur les pilotes internes plutôt que sur les déploiements en production.
Signal de confirmation : absence de communication proactive de BNY sur les volumes ; maintien de la capitalisation USDT supérieure à 130 milliards de dollars sur la même période.
Scénario 3 – Friction réglementaire : la Fed ou l’OCC introduisent des contraintes post-GENIUS Act qui rendent le modèle moins attractif
Probabilité estimée : 25 %
Dans ce scénario baissier, les régulateurs bancaires américains – Fed, FDIC, OCC – formulent des orientations prudentielles complémentaires qui restreignent la capacité des banques dépositaires à offrir des services de mint/burn pour des stablecoins émis par des entités non bancaires, au motif du risque de confusion entre dépôts bancaires assurés et stablecoins non assurés. Le partenariat BNY-Circle n’est pas annulé mais son périmètre opérationnel se rétrécit, retardant l’ambition d’étendre la plateforme à d’autres émetteurs.
Conditions d’activation : publication par la Fed d’orientations prudentielles restrictives sur le custody stablecoin par les banques dépositaires, contestation juridique du GENIUS Act devant les tribunaux fédéraux, incident opérationnel ou de liquidité impliquant un stablecoin majeur qui catalyse une réponse réglementaire défensive.
Signal de confirmation : communication de BNY limitant l’expansion prévue à d’autres émetteurs de stablecoins ou suspension des fonctions de mint/burn en attente de clarifications réglementaires supplémentaires.
Ce que l’intégration USDC par BNY change concrètement pour les investisseurs institutionnels en quête d’exposition stablecoin réglementée, pour les détenteurs retail d’USDC, pour les émetteurs de stablecoins concurrents cherchant l’accès aux rails bancaires, et pour les banques dépositaires qui observent encore en retrait
Pour les investisseurs institutionnels : L’argument qui retenait les trésoriers et les gestionnaires de risques – l’absence d’un dépositaire réglementé capable d’offrir une gestion intégrée fiat-stablecoin – disparaît. BNY offre désormais le même niveau d’infrastructure opérationnelle et de reporting réglementaire pour l’USDC que pour n’importe quel instrument monétaire traditionnel. Les institutions dont les mandats d’investissement incluent des restrictions sur les contreparties non régulées peuvent désormais envisager une exposition USDC via leur dépositaire existant. À surveiller : les amendements aux politiques d’investissement publiés par les grands gestionnaires d’actifs dans les prochains trimestres – tout élargissement explicite incluant les stablecoins custodisés par des banques tier-1 constituera un signal d’accélération.
Pour les détenteurs retail d’USDC : L’impact direct est indirect mais structurellement positif. La profondeur institutionnelle accrue du marché USDC réduit mécaniquement le risque de liquidité systémique – plus les actifs sous custody sont importants, plus la capacité d’absorption des chocs de rachat est forte. Le modèle USDC bénéficie également d’une prime de crédibilité accrue dans un contexte où la compétition entre stablecoins institutionnels s’intensifie à l’échelle internationale, notamment avec l’expansion de RLUSD de Ripple en Asie. À surveiller : toute divergence entre le taux d’ancrage dollar d’USDC et ses niveaux historiques – un dé-ancrage même temporaire en période de forte demande de rachat institutionnel révélerait les limites du modèle.
Pour les émetteurs de stablecoins concurrents : Le modèle BNY-Circle définit implicitement un standard d’accès aux rails bancaires institutionnels – une relation de custody primaire avec un dépositaire tier-1, des réserves auditables, un ancrage dans un véhicule monétaire réglementé. Les émetteurs qui ne satisfont pas ces critères – qu’il s’agisse de stablecoins algorithmiques, offshore ou adossés à des actifs non conventionnels – se trouvent structurellement exclus du segment institutionnel américain tel qu’il se redéfinit sous le GENIUS Act. À surveiller : les demandes d’agrément GENIUS Act déposées auprès de l’OCC dans les six prochains mois – elles révéleront quels émetteurs cherchent à répliquer le modèle Circle.
Pour les banques dépositaires en retrait : Le coût de l’inaction s’accroît à chaque trimestre. BNY construit un effet réseau – plus d’émetteurs, plus de clients, plus de flux – qui sera progressivement difficile à rattraper pour State Street ou les dépositaires européens. La décision n’est plus stratégique au sens large ; elle est devenue opérationnelle. À surveiller : les recrutements en digital asset custody publiés par State Street sur LinkedIn – indicateur avancé d’un changement de priorité opérationnelle avant toute annonce publique.
Les signaux clés à surveiller pour évaluer si la thèse d’adoption institutionnelle de l’USDC via BNY se matérialise ou reste un signal sans volume – les 5 indicateurs déterminants
- Volumes de mint et burn USDC sur la plateforme BNY – (Source : Circle / rapports trimestriels / Chainalysis) – Seuil : flux mensuels supérieurs à 500 millions de dollars d’ici T3 2026. Signal haussier si BNY ou Circle publient des données de volume confirmant une adoption active plutôt que passive ; signal baissier si aucune donnée de volume n’est communiquée dans les six mois suivant le lancement, suggérant un usage limité aux pilotes internes.
- Annonce d’un dépositaire tier-1 concurrent intégrant USDC ou un autre stablecoin réglementé – (Source : communiqués de presse officiels de State Street, Euroclear, Clearstream) – Seuil : annonce d’une intégration opérationnelle avant décembre 2026. Signal haussier si un concurrent direct de BNY annonce un partenariat équivalent, validant la thèse d’adoption sectorielle ; signal baissier si aucun concurrent ne réagit dans les douze mois, suggérant une adoption plus lente que prévu du standard GENIUS Act.
- Capitalisation relative USDC vs USDT – (Source : DefiLlama, CoinMarketCap) – Seuil : réduction de l’écart USDC/USDT à moins de 50 milliards de dollars (actuellement environ 60 milliards). Signal haussier si la capitalisation USDC dépasse 100 milliards de dollars dans les douze mois ; signal baissier si la capitalisation USDT continue de croître à un rythme supérieur à USDC malgré le désavantage réglementaire américain.
- Orientations prudentielles complémentaires de la Fed ou de l’OCC sur le custody stablecoin bancaire – (Source : Federal Reserve, OCC, FDIC – publications officielles) – Seuil : publication de guidelines restrictifs ou de demandes de capital supplémentaire. Signal haussier si les régulateurs confirment que le GENIUS Act suffit comme cadre sans exigences additionnelles ; signal baissier si la Fed publie des orientations imposant un traitement prudentiel différencié pour les stablecoins en custody bancaire.
- Adoption par un gestionnaire d’actifs top-20 mondial d’une stratégie de cash management intégrant l’USDC via BNY – (Source : prospectus, communications aux investisseurs, SEC filings) – Seuil : annonce publique d’une allocation USDC dans un fonds ou une stratégie de trésorerie institutionnelle gérée par BNY avant mi-2027. Signal haussier si un acteur comme Fidelity, Vanguard ou BlackRock intègre explicitement l’USDC via BNY dans un produit institutionnel ; signal baissier si les grandes maisons d’actifs continuent de traiter les stablecoins comme des instruments de trading plutôt que de trésorerie.
Perspectives à 12-24 mois – entre standardisation institutionnelle accélérée et adoption plus lente que le signal ne le suggère, selon la capacité de BNY à convertir sa position de premier entrant en effets réseau mesurables
Dans la trajectoire haussière (30 %), BNY-Circle catalyse une reconfiguration rapide du cash management institutionnel américain : State Street annonce une offre concurrente avant la fin du premier semestre 2027, plusieurs trésoreries Fortune 100 déplacent une fraction de leur cash vers les rails USDC, et la capitalisation USDC franchit le seuil des 100 milliards de dollars portée par des flux institutionnels mesurables. Le GENIUS Act devient le cadre de référence mondial et ses homologues européens s’en inspirent pour légiférer à leur tour, créant un effet d’entraînement transatlantique.
Dans la trajectoire centrale (45 %), l’adoption est réelle mais graduelle. BNY consolide sa position de référence sans déclencher d’effet d’entraînement immédiat, les volumes de mint/burn restent modestes en 2026 avant d’accélérer en 2027 à mesure que les institutionnels achèvent leurs migrations opérationnelles, et l’USDC s’impose progressivement comme le standard de facto du cash institutionnel américain sans jamais provoquer le choc de disruption que certains anticipent pour Tether ou les intermédiaires crypto-natifs.
Dans la trajectoire baissière (25 %), des frictions réglementaires post-GENIUS Act ou un incident de liquidité dans l’écosystème stablecoin plus large ralentissent l’adoption institutionnelle, forçant BNY à réduire la portée de son offre ou à attendre des clarifications prudentielles supplémentaires. Le partenariat survit mais son impact systémique est différé de 18 à 24 mois.
Ce que l’intégration USDC par BNY révèle en dernière analyse – au-delà de la question technique de savoir si un dépositaire peut proposer des services de mint et burn pour un stablecoin émis par une entité tierce, au-delà même de la question concurrentielle du positionnement de Circle face à Tether dans le segment bancaire américain – est une vérité structurelle sur la phase de transition que traverse la finance mondiale en 2026 : la distinction conceptuelle entre un dépôt bancaire et un stablecoin dollar pleinement réservé est en train de devenir une distinction de forme juridique plutôt qu’une distinction de substance économique, et les institutions qui comprennent cela le plus tôt – et qui construisent l’infrastructure opérationnelle correspondante avant que le volume ne soit au rendez-vous – sont précisément celles qui définiront les conditions d’accès au cash institutionnel de la prochaine décennie. BNY ne fait pas une concession à la crypto : elle prend acte que le cash digital réglementé est le prochain terrain de compétition dépositaire, et elle joue pour le gagner.
Maxi Doge : L’antidote à l’hyper-institutionnalisation et à la bureaucratie bancaire
Pendant que BNY, Circle et le GENIUS Act s’efforcent de faire entrer l’écosystème crypto dans le moule rigide de la finance traditionnelle, une alternative résolument plus agile et performante continue de capter l’intérêt du marché : Maxi Doge s’impose comme le parfait contre-poids à cette hyper-institutionnalisation.
Là où l’intégration de l’USDC par BNY promet des cycles de décision lents, des processus de conformité lourds et une dépendance totale vis-à-vis des régulations de l’OCC ou de la Fed, Maxi Doge brille par sa liberté opérationnelle et sa réactivité. Libéré des barrières à l’entrée et des structures de frais des banques dépositaires de premier rang, Maxi Doge incarne la véritable essence de la finance décentralisée : une communauté unie, une accessibilité universelle immédiate et une force de frappe sur le marché que les comités de direction bancaires ne pourront jamais égaler. Pour les investisseurs qui refusent de voir la crypto transformée en une simple extension de la plomberie bancaire traditionnelle, Maxi Doge représente une opportunité rafraîchissante, dynamique et tournée vers l’avenir.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
Source : The Defiant
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