JPMorgan pourrait bientôt proposer des prêts adossés à des cryptomonnaies comme le Bitcoin (BTC) et Ethereum (ETH) marquant un tournant historique pour le plus grand établissement bancaire américain. Ce projet, en phase d’étude, pourrait être mis en œuvre dès 2026 et reflète l’évolution rapide des mentalités au sein de la finance traditionnelle.
Une adoption progressive des cryptos
JPMorgan envisage de permettre à ses clients d’utiliser leurs avoirs en Bitcoin et Ethereum comme garantie pour des prêts. Jusqu’à présent, la banque permettait uniquement l’utilisation de participation d’ETF crypto, comme l’iShares Bitcoin Trust de BlackRock, en tant que collatéral. L’extension à des cryptos natives représente un élargissement majeur de sa politique d’ouverture.
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— Vivek⚡️ (@Vivek4real_) July 22, 2025
Ce changement intervient alors même que le PDG de la banque, Jamie Dimon, s’était autrefois montré très critique envers le BTC, le qualifiant en 2017 de « fraude ». Depuis, sa position s’est adoucie, et il reconnaît désormais l’intérêt institutionnel croissant pour les cryptomonnaies, bien qu’il reste prudent sur leur usage.
La performance du Bitcoin, mesurée par le ratio de Sharpe, a renforcé cet intérêt. En effet, sur les quatre dernières années, cet indicateur qui évalue la rentabilité d’un actif par rapport à sa volatilité montre que le Bitcoin surpasse même le S&P 500 en termes de rendements/ risque. Cela légitime son utilisation comme collatéral selon certains experts financiers.
Un cadre réglementaire plus favorable
Ce projet de prêts garantis par des cryptomonnaies s’inscrit dans un contexte réglementaire en mutation. L’adoption récente du GENIUS Act aux États-Unis, qui instaure un cadre juridique clair pour les stablecoins, a réduit certaines incertitudes et incité plusieurs banques à revoir leur stratégie.
Malgré tout, des obstacles subsistent. Les règles de Bâle III imposent une pondération des risques très élevée sur les actifs cryptos, ce qui revient à exiger que chaque dollar prêté soit intégralement couvert par du capital. Pour contourner cette contrainte, JPMorgan pourrait faire appel à des tiers comme Coinbase pour gérer les actifs en garantie, une solution déjà envisagée par d’autres acteurs du secteur.
La banque travaille par ailleurs à l’expansion de son propre stablecoin, le JPM Coin. Ses concurrents tels que Morgan Stanley envisage de proposer des services de trading crypto via sa plateforme E*Trade, tandis que Citigroup développe un stablecoin maison pour les paiements transfrontaliers. De son côté, Western Union voit désormais les stablecoins comme une opportunité pour améliorer l’efficacité des transferts internationaux.
Cette dynamique traduit une tendance plus large : les grandes institutions financières adoptent progressivement les cryptomonnaies, non plus comme une classe d’actifs spéculative, mais comme un outil intégré aux services bancaires classiques.
Une nouvelle étape pour la finance traditionnelle
L’initiative de JPMorgan pourrait ouvrir un marché estimé à plusieurs milliards de dollars en crédits. En permettant aux détenteurs de crypto de mobiliser leur capital sans avoir à vendre leurs actifs, la banque apporterait une réponse concrète à une demande croissante des investisseurs.
Si ce projet se concrétise, il consacrera un changement de paradigme pour Wall Street, avec l’acceptation des cryptos comme garanties légitimes au même titre que des actions ou des obligations. Une telle évolution pourrait également encourager d’autres banques à suivre l’exemple de JPMorgan, contribuant ainsi à renforcer la légitimité de la crypto dans le paysage financier mondial
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