Malte : Les startups blockchain peinent à ouvrir des comptes bancaires

Bien que l’archipel méditerranéen soit surnommé « l’île de la blockchain », les entreprises spécialisées dans la crypto-monnaie et sa technologie sous-jacente rencontrent aujourd’hui beaucoup de difficultés pour obtenir un compte bancaire.

 

D’après TimesOfMalta, les banques du pays hésitent à traiter avec les startups blockchain, sous-entendant que les risques liés à la crypto-monnaie sont encore trop importants.

Alors que Malte s’est autoproclamé l’île de la blockchain et a récemment adopté 3 projets de loi avec l’objectif d’aider au développement de cette nouvelle industrie, des dizaines de sociétés venues profiter de ce cadre réglementaire avancé n’arrivent pas à trouver de partenaire bancaire.

Plusieurs cabinets d’avocats locaux ont expliqué que les banques ne faisaient pas la différence entre crypto-monnaie et blockchain.

Le secrétaire parlementaire de l’économie numérique de Malte, Silvio Schembri, a déclaré qu’il était conscient de ce problème et que les institutions devaient “faire une distinction claire entre les opérateurs blockchain et les opérateurs cryptographiques“.

Schembri a ajouté qu’il s’entretenait avec différentes banques et autres parties prenantes “pour avoir une meilleure vision du secteur”.

“Lorsqu’il est question d’opérateurs cryptographiques, les banques attendent qu’ils obtiennent une licence MFSA avant de leur ouvrir leurs portes, ce qui est compréhensible.” a-t-il dit.

Depuis novembre, The Malta Financial Services Authority (MFSA), le régulateur local, a reçu 28 demandes d’enregistrement et devrait délivrer des premières licences ce mois-ci.

En janvier, le Fonds monétaire international (FMI) annonçait que la croissance de l’écosystème blockchain dans l’archipel maltais créait des “risques importants” en matière de blanchiment de capitaux.

La semaine dernière, le FMI a appelé à une “action urgente” afin de renforcer la surveillance bancaire à Malte.

“La MFSA devrait prendre des mesures de supervision rapides, augmenter la fréquence des inspections, recourir davantage aux amendes dans le cadre du régime de sanctions et veiller à ce que l’action de supervision ne soit pas retardée par un recours judiciaire.” a exhorté la banque centrale de Malte en citant le rapport du FMI.

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