C’était censé être la crypto qui rallie les masses du monde entier. Pi Coin devait permettre à n’importe qui de participer à la révolution financière. Pourtant, Pi Network semble aujourd’hui en perte d’altitude.
Le token Pi s’échange désormais autour de 0,20 $. C’est bien loin des sommets proches des 3 $ atteints il y a quelques mois. Et sur les réseaux comme Telegram et X, la tension monte. Les “Pionniers” comme se surnomment les premiers utilisateurs, oscillent entre colère, lassitude et déni.
L’euphorie s’éteint, le rêve se fissure
Il fut un temps où Pi Network symbolisait une utopie numérique avec la philosophie de proposer une crypto accessible à tous, qu’on pouvait “miner” simplement avec son téléphone. Une monnaie du peuple, sans barrière d’entrée, ni énergie gaspillée. Il faut dire que l’idée était tentante.
Mais la réalité du marché est beaucoup plus brutale. Après des mois d’attente et de promesses, la fameuse cotation sur Binance n’a jamais eu lieu. L’enthousiasme s’est érodé, et il s’est même remplacé par un silence pesant et un prix qui ne cesse de chuter mois après mois.
Sur les réseaux, certains utilisateurs partagent leurs frustrations, et l’on peut y lire des commentaires du genre : “J’ai miné pendant trois ans, pour ça ?”. Le problème est clair : Pi reste enfermé dans son propre écosystème et il se déploie beaucoup trop lentement. À cause de cela, il est incapable d’exister pleinement sur le marché ouvert. Son mainnet n’est pas encore totalement opérationnel, ses données ne sont pas publiques, et sa liquidité reste quasi nulle.
Les investisseurs institutionnels, eux, ne risquent pas d’investir sur un projet qui manque de transparence, et sans volume réel. Et même les partisans les plus fervents de Pi commencent à se demander si le projet ne s’est pas perdu entre idéalisme et immobilisme. Et pour le moment, Pi peine à maintenir son prix au-dessus de 0,20$.

CZ recadre les attentes : “Les projets solides n’ont pas besoin de nous supplier”
Face aux rumeurs insistantes de listing, Changpeng Zhao (CZ), le fondateur de Binance, a fini par répondre. Sans citer Pi directement, son message est clair : les grandes plateformes ne listent pas sur la base de la popularité, mais sur la qualité.
Unpopular opinion post:
On Listing "Fees" (saw this a few times recently)
1. If you are a project complaining about listing airdrops or "fees" (to users),
Don't pay it.
If your project is strong, exchanges will race to list your coin.
If you have to beg an exchange to list,… https://t.co/DtEMb4RdS0
— CZ 🔶 BNB (@cz_binance) October 15, 2025
Une phrase qui sonne comme une gifle pour la communauté Pi. CZ a également rappelé que Binance ne facture pas de frais de listing. Selon lui, toute évaluation repose sur la transparence du projet, son volume réel et la sécurité de son code. Autrement dit : Pi doit d’abord prouver sa valeur avant d’espérer la reconnaissance des géants du secteur.
Tant que le réseau restera aussi peu développé, aucun échange majeur ne prendra le risque d’intégrer un actif dont les flux ne sont pas vérifiables. Pour Binance, la priorité reste la conformité réglementaire et la confiance des utilisateurs. Ce sont deux critères que Pi n’a pas encore pleinement remplis.
Malgré tout, une partie des Pionniers garde la foi. Certains estiment que Pi suit simplement un rythme différent, plus lent, mais plus durable. D’autres y voient le dernier espoir d’une crypto vraiment inclusive. Mais le marché, lui, n’attend pas. Dans un monde où les capitalisations se font et se défont en 24 heures, la lenteur peut être fatale.
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