Ce 23 octobre 2025, trois acteurs annoncent des avancées majeures sous MiCA. Ainsi, Revolut, Blockchain.com et Relai s’installent aux premières loges du marché européen.
La dynamique n’est pas anodine. Le compte à rebours court jusqu’en juin 2026, et chaque feu vert crée un avantage compétitif. Par conséquent, la bataille du « passporting » s’intensifie déjà.
Revolut obtient le sésame à Chypre
La néobanque Revolut a obtenu sa licence MiCA auprès du régulateur de Chypre (CySEC). Grâce au mécanisme de passeport, Revolut peut proposer et commercialiser des services de crypto dans les 30 pays de l’EEE (Espace Économique Européen).
Toutefois, certains États pourraient ajouter une couche de contrôle locale. L’entreprise dit assumer cette exigence. En effet, elle mise sur une montée en gamme réglementaire pour gagner la confiance des clients européens.
Sur le produit, la feuille de route s’épaissit. Revolut prépare Crypto 2.0, une plateforme de nouvelle génération. L’offre doit rassembler plus de 280 cryptomonnaies, du staking « sans frais », ainsi qu’une conversion stablecoin – dollar « 1:1, sans spread ».
Ces promesses adressent deux problèmes historiques des utilisateurs : le coût et l’opacité. De plus, la néobanque rappelle qu’elle opère des services crypto depuis 2017. Elle a ensuite étoffé son dispositif avec un exchange dédié aux traders confirmés.
Reste la question qui fâche… ou qui excite : un stablecoin Revolut. Des discussions ont eu lieu avec des acteurs crypto natifs, et l’hypothèse d’un token adossé au dollar revient avec insistance. Ainsi, un juriste spécialisé en droit européen juge « plausible » une émission en 2026, lorsque le régime émetteur de MiCA fonctionnera pleinement.
En pratique, Revolut devrait activer sa licence et se conformer à la supervision de l’Autorité bancaire européenne si le token devenait « significatif ». Toutefois, l’entreprise n’a pas officialisé de calendrier.
Blockchain.com et Relai valident MiCA, la course s’intensifie
La plateforme Blockchain.com décroche sa licence via l’autorité maltaise. L’entreprise veut connecter « le monde à la finance de demain » en renforçant son empreinte réglementée sur le continent. Pour exécuter sa stratégie européenne, elle s’entoure de profils aguerris à la conformité et à l’expansion transfrontière.
🇪🇺 Huge news! We’ve received our MiCA License.
This major step forward allows us to provide crypto services across 30 European countries, a key step in our mission to connect the world to the future of finance.
Read more 👉 https://t.co/ex1BQA0Awd pic.twitter.com/xMzyVRpi1i
— Blockchain.com (@blockchain) October 23, 2025
En parallèle, les autorités européennes multiplient les signaux : l’ESMA examine de près les juridictions jugées trop accommodantes, et la France, de son côté, serre l’étau sur ses acteurs PSAN. Par conséquent, chaque agrément obtenu ressemble à un parcours du combattant.
De son côté, Relai confirme une licence MiCA délivrée par l’AMF. L’app 100% Bitcoin met le cap sur la France en priorité, puis sur l’Europe. Son message est simple : la conformité ouvre des portes commerciales. En effet, la marque veut convertir cet avantage en acquisition clients, tout en conservant une expérience minimaliste. Toutefois, Relai devra, elle aussi, jongler avec les spécificités nationales. Ainsi, la mise en marché s’effectuera pays par pays, avec des ajustements opérationnels.
Dès lors, la photographie du marché change. Les acteurs qui se hissent tôt dans le cadre MiCA verrouillent l’accès aux 30 pays, réduisent l’incertitude juridique et rassurent les partenaires bancaires. Par conséquent, ils optimisent leur coût d’acquisition et leur time-to-market.
En conclusion, ces agréments marquent une bascule. L’époque du « go-to-market » opportuniste s’achève en Europe. Les vainqueurs seront ceux qui allient produit et discipline réglementaire.
Source : X (Twitter)
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