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La France puise très peu dans les fonds de l’UE pour la blockchain

Crédit : dnovac Dan Novac - Pixabay

Sur les 170 millions d’euros versés par la Commission européenne en faveur des projets blockchain, seuls 6,2 millions sont allés à des acteurs français. L’Allemagne se montre moins timorée avec près de 20 millions d’euros.

 

Trop complexe la procédure de la Commission européenne pour bénéficier des fonds disponibles au profit des projets blockchain ? Depuis 2018, une enveloppe de 340 millions d’euros a été mobilisée par la Commission au travers de l’Observatoire et Forum blockchain.

D’après les données compilées par le JDN, ce sont 170 millions d’euros qui ont été versés à ce jour pour le financement de 43 projets dans ce domaine technologique. Et les projets de recherche français ont très peu bénéficié ou sollicité ces aides européennes.

La cybersécurité, première bénéficiaire des aides européennes

La France se classe en 7e position des pays bénéficiaires avec 6,2 millions d’euros perçus au profit de 19 organisations. Or un Etat non-membre de l’UE, comme Israël, a reçu une enveloppe de 5,6 millions. Mais ce sont des pays européens qui ont le plus puisé dans ces fonds mobilisés par la Commission.

L’Allemagne est le premier d’entre eux avec 19,9 millions d’euros, devant l’Espagne (19,8), la Grèce (17,3) et le Royaume-Uni (17). Sur le plan sectoriel, et c’est peut-être une surprise, ce sont des projets en lien avec la cybersécurité qui ont le plus été financés par l’Europe.

La cybersécurité représente ainsi 26% des montants alloués. Viennent ensuite l’Internet des objets à 22% (présenté comme un complément naturel à la blockchain dans des secteurs comme l’alimentaire et le médical) et la santé (19%).

Comme le relèvent nos confrères, les projets blockchain les mieux dotés par la Commission européenne sont ainsi Stop-It, qui porte sur cybersécurité des infrastructures critiques d’eau,  Amable (fabrication additive), et iReceptor, centré sur la médecine personnalisée et l’immunothérapie.

Aucun de ces projets n’est donc français. Pourtant, les ambitions politiques dans la blockchain ne manquent pas. Pour Bpifrance, la France n’a pas à rougir dans ce domaine.

Dans la recherche, les travaux progressent néanmoins. L’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et le laboratoire parisien Nomadic Labs ont récemment signé un accord-cadre pour accompagner la recherche sur la technologie blockchain.

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