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L’expo “NFT, art & histoire(s)” à la NFT Factory: à la découverte du Crypto Art

Paul T Guillot Journaliste Author expertise
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La troisième édition de l’exposition “NFT, art & histoire(s)”, qui occupe l’espace de la NFT Factory jusqu’au 25 novembre, propose aux visiteurs de découvrir le Crypto Art. Loin d’être une tendance passagère souvent réduite à l’explosion de la bulle NFT de 2021, il s’inscrit plutôt comme une période nouvelle dans l’histoire de l’art. Pour l’occasion, Cryptonaute s’est rendu sur place et a pu échanger avec les créateurs de l’exposition, Benoît Couty et Titou Granier.

30 ans d’histoire, 50 écrans et beaucoup de lecture

C’est la première exposition du genre. A travers cinquante écrans disposés un partout dans la galerie de la NFT Factory, le visiteur plonge dans le passé pour découvrir que le Crypto Art ne date pas d’aujourd’hui. En effet, on y apprend entre autres que l’origine du terme “cryptographic arts” remonte à 1993. Il est attribué à Hal Finney, l’un des principaux développeurs de Bitcoin, que certains désignent comme étant l’homme caché derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Et ce n’est que le début. Car, de la possibilité théorique de créer des objets numériques artistiques dont l’unicité est garantie à leur introduction sous le nom générique de NFT dans certains des plus prestigieux musées du monde (MoMA en 2022 ; Centre Pompidou en 2023), il aura fallu une trentaine d’année. Trois décennies, donc, de recherches, de réussites, d’échecs, de controverses et de débats ont été nécessaires à la maturation – encore inachevée – de l’écosystème du Crypto Art.

Ainsi, le visiteur poursuit son parcours et s’arrête pour lire les histoires et les anecdotes qui constituent le fil d’ariane de l’exposition. Chacune d’entre elles donne au visiteur l’occasion d’apprendre quelque chose sur un artiste, une œuvre et les polémiques qui parfois les accompagnent. Tous les textes ont été écrits par Benoît Couty, qui admet que c’est un pari de faire lire les gens venus pour voir une expo sur la thématique des NFTs.

Par exemple, le coup de cœur du Cryptonaute, est ce qu’il est convenu d’appeler la première œuvre “on-chain”. Elle date de 2011, et a été créée et inscrite dans 138725ème bloc miné du réseau Bitcoin. L’œuvre, reproduite ci-contre, est composée d’un texte en un hommage à l’informaticien et cryptographe Leonard Sassaman, et de son portrait en “calligramme”.

Cette première œuvre “on-chain” devance de trois années l’enregistrement de l’oeuvre Quantum par les artistes Jennifer et Kevin McCoy sur la blockchain Namecoin en 2014. Elle est encore six années antérieure à l’adoption du standard ERC-721 qui introduit la création de NFT et la possibilité de les échanger telles que nous les connaissons encore aujourd’hui.

C’est une exposition poignante et éducative qui montre que les NFTs ne se réduisent pas à la spéculation financière, mais sont de l’art. Ils font partie de l’histoire de l’art contemporaine, celle qui s’écrit en ce moment même. C’est pour ça qu’il est important de se renseigner et d’apprendre à ce sujet, nous confie Titou Granier, Responsable Art à la NFT Factory.

En quittant les lieux, nous croisons deux personnes qui viennent de terminer leur visite. Si pour Pierre l’exposition est “une rétrospective extraordinaire”, l’ami qu’il a invité à découvrir cette exposition n’est pas du même avis. Pour ce dernier, toute l’histoire racontée n’occulte pas le fait majeur que les NFTs sont avant tout spéculatif ; il en veut pour preuve la vente de l’œuvre “Everyday: the first 5000 days” de Beeple, partie aux enchères pour plus de 69 millions de dollars.

Ce qui est sûr, avec cette exposition, c’est qu’elle ne laissera personne indifférent.

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Cinq questions à Benoît Couty, co-fondateur et conseiller artistique de la Factory

Suite à la visite de cette exposition, le Cryptonaute s’est entretenu avec son curateur, Benoît Couty, par ailleurs co-fondateur de la galerie.

Quel est votre rôle au sein de la galerie NFT Factory ? 

Je suis l’un des premiers actionnaires et fondateurs de la NFT Factory. J’ai été directeur artistique pendant un an, où j’étais responsable de la programmation et de l’organisation des expositions. Maintenant, j’ai évolué vers un rôle de conseiller, où je supervise et apporte mon expertise aux futures expositions.

Pouvez-vous nous expliquer la genèse de l’exposition “NFT, art & histoire(s) ?

L’exposition remonte aux origines du concept des NFTs en 1993, en référence à une figure importante de Bitcoin qui parlait déjà du principe des NFTs à cette époque. L’idée est de montrer que la technologie des NFTs a une histoire, qu’elle ne sort pas de nulle part. C’est un hommage pour souligner que cette technologie a des racines historiques bien ancrées.

Que pensent les visiteurs de cette exposition ?

L’exposition a été très bien reçue, malgré une promotion limitée. Elle est conçue pour être pédagogique et informative. Nous l’avons présentée trois fois en deux mois, et à chaque fois, nous l’avons améliorée en fonction des retours que nous avons reçus. Cette troisième édition est donc la plus aboutie, et la plus à même de répondre aux envies de découvertes de nos visiteurs.

Comment avez-vous choisi ce qui avait, ou non, sa place au sein de l’exposition ?

L’exposition se focalise sur deux périodes clés dans l’histoire du Crypto Art, principalement entre 2018 et 2020. C’est une période où une génération de crypto-artistes a émergé, porteuse d’une esthétique particulière. Je pense par exemple à Pascal Boyart et sa réinterprétation de “La liberté guidant le peuple” de Delacroix.

Nous mettons également l’accent sur l’art génératif, qui est une tendance importante dans ce domaine. L’idée était avant tout de mettre en lumière les événements historiques importants et diverses tendances artistiques dans le monde des NFTs.

Quel impact une telle exposition peut avoir sur le public ?

Il existe une perception selon laquelle les NFTs seraient futiles ou purement spéculatifs. Notre exposition vise à déconstruire cette image en éduquant le public sur l’histoire réelle et la valeur des NFTs. Bien que certains puissent venir avec une idée préconçue, nous espérons que l’exposition les fera réfléchir et leur montrera que les NFTs ne se limitent pas à la spéculation.


Sources: Reportage et entretien


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Paul T Guillot Journaliste

Paul T Guillot Journaliste

Biographie

Paul est journaliste pour Cryptonaute. Après des études en sciences politiques et l'obtention d'une maîtrise en journalisme au CELSA, il fait de la technologie blockchain son cheval de bataille. Ses recherches de mémoire explorent le potentiel de la blockchain pour renouveler les modèles économiques des médias. Il rejoint ensuite l'équipe en charge des réseaux sociaux de France 24.

C’est lorsqu’il réalise sa première vente de NFT qu’il décide consacrer son attention sur l’actualité de l’univers des cryptos et du Web3. Il intègre alors l’équipe rédactionnelle de CryptoNews et traite les actualités au jour le jour. Par ailleurs, il écrit pour la rubrique Web3 du Journal Du Net.

Basé à Paris, Paul effectue des reportages sur les événements majeurs de l’écosystème crypto comme NFT Paris, Paris Blockchain Week ou encore le sommet Proof of Talk. Il a su, ce faisant, tisser un vaste réseau de relations qu’il mobilise aux fins journalistiques caractérisant son travail: apporter une information indépendante et à forte valeur ajoutée à ses lecteurs.

Expertise

  • Régulation européenne sur les cryptos
  • NFTs utilitaires
  • Tokenisation (Real World Asset - RWA)

Accomplissements

  • Correcteur du prix de journalisme européen Lorenzo Natali (édition 2020 & 2021)
  • Membre du club Wallcrypt

Education

  • Double licence en sciences politiques et sociologie à l'université Concordia (Montréal, Canada).
  • Master 1 en information et communication à l'université Saint-Joseph (Beyrouth, Liban).
  • Master 2 en journalisme à l'École des hautes études en sciences de l'information et de la communication - CELSA (Paris, France).
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