L’affaire FTX revient sur le devant de la scène. La Cour d’appel entendra Sam Bankman-Fried le 4 novembre. L’enjeu est clair : rouvrir le dossier ou confirmer une peine de 25 ans.
Condamné pour sept chefs d’accusations, l’ex-patron de FTX a déjà passé plusieurs mois dans l’établissement fédéral de Terminal Island. Son équipe conteste la conduite du procès, et fustige un récit présenté comme trompeur. Ainsi, la défense soutient que l’opinion publique et le jury l’auraient jugé avant même l’audience.
Que peut vraiment changer l’audience en appel ?
L’appel ne réécrit pas les faits, mais il peut casser une décision. La Cour peut confirmer la condamnation, ordonner un nouveau procès ou renvoyer l’affaire pour une nouvelle audience de peine. Par conséquent, le spectre des issues reste large. Toutefois, l’exercice demeure technique : la défense doit démontrer des erreurs de droit, pas seulement raconter une autre histoire.
From Crypto King
To a 25 years prison sentence
How a single tweet bankrupted a $32billion dollar company.
Here’s the life story of Sam Bankman Fried 🧶 pic.twitter.com/0GGRA5TcrP
— Yomi (@Yomi_eth) September 8, 2025
Les avocats de SBF ciblent plusieurs points. Ils affirment que le jury n’a jamais accordé la présomption d’innocence. En effet, ils dénoncent une narration où les fonds des clients auraient été “perdus pour toujours”, sans nuances suffisantes sur les flux et la restitution possible. En revanche, l’accusation s’appuie sur des témoignages clés et sur le montage entre FTX et Alameda. La Cour arbitrera ces griefs, en évaluant la conduite du procès et les instructions données au jury.
Si la décision de première instance tombe, un nouveau procès s’ouvrirait. Dans ce cas, l’exécutif déchu rejouerait sa liberté sur un second acte, plus court et ciblé. Mais la Cour peut aussi limiter la peine, ce qui ramènerait SBF devant le juge pour un recalcul. Aussi, un statu quo reste possible : la condamnation et la peine seraient alors confirmées.
Un dossier encore brûlant autour d’FTX
Le contexte ne lui est pas favorable. Après son extradition, SBF a perdu sa liberté sous caution pour tentative d’influence sur des témoins. Ensuite, l’administration pénitentiaire l’a transféré en Californie. Sa date de sortie théorique pointe au 25 octobre 2044. De plus, l’écosystème scrute les suites pénales : plusieurs cadres ont déjà été jugés. Caroline Ellison a écopé de deux ans, tandis que Gary Wang et Nishad Singh ont obtenu des peines moindre. En revanche, Ryan Salame purge plus de sept ans.
Parallèlement, des rumeurs persistantes évoquent un pardon présidentiel. Certaines confidences laissent entendre des démarches actives du camp familial. C’est pourquoi ce fil politique s’invite dans le calendrier judiciaire. D’autant que, peu après son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a gracié Ross Ulbricht, figure controversée de Silk Road. Le précédent existe, même s’il ne vaut pas promesse.
SBF continue d’occuper l’espace médiatique. Depuis sa cellule, il a répété que FTX n’aurait jamais été insolvable et que l’affaire porterait une dimension politique. Cependant, la justice s’appuie sur des documents et des témoignages sous serment. Le 4 novembre, la Cour d’appel écoutera les deux récits, mais elle jugera surtout la procédure.
Pour les utilisateurs lésés, l’audience peut paraître lointaine. Pourtant, elle compte. Si un nouveau procès s’ouvre, de nouvelles révélations pourraient surgir. Par conséquent, la compréhension des responsabilités évoluerait encore. À l’inverse, une confirmation fermerait presque définitivement le volet pénal pour SBF, hors hypothèse de grâce.
Source : X (Twitter)
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