Le débat autour de la menace quantique pesant sur Bitcoin refait surface ces dernières semaines. Les avis sont partagés même si tous s’accordent à dire que cela peut représenter une menace, à terme. Mais tout d’abord, la menace n’est pas imminente et l’industrie a les moyens d’y remédier d’après Adam Back.
Le pionnier cypher punk affirme que le réseau ne sera pas directement menacé, et ce pendant 20 à 40 ans. Pour autant, il faut s’y préparer dès maintenant.
La menace quantique pour Bitcoin
Adam Back, cryptographe bien connu dans la communauté Bitcoin, a récemment déclaré qu’il n’y avait pas de risque sensible pour Bitcoin avant au moins deux à quatre décennies. Il rappelle que des normes post-quantiques certifiées par le National Institute of Standards and Technology (NIST) sont déjà prêtes à être adoptées.
Le débat nait de la vulnérabilité probable de l’algorithme ECDSA (utilisé pour encrypter Bitcoin), qui poserait problème quand un ordinateur quantique suffisamment puissant verra le jour. Plusieurs experts sonnent l’alerte.
🔒 NEW: Adam Back says #Bitcoin is unlikely to face any meaningful quantum threat for 20–40 years! pic.twitter.com/4mHPsjBhU4
— Coinpaper (@coinpapercom) November 17, 2025
Cependant, les obstacles restent nombreux. Pour attaquer réellement l’algorithme elliptique comme celui utilisé par Bitcoin, il faudrait des milliers voire millions de qubits logiques ou physiques, avec correction d’erreurs. Un stade de calcul pas encore atteint. Un seuil de puissance quantique bien au-delà des capacités actuelles.
Un enjeu de vie ou de mort
Vraisemblablement, ces seuils ne seront probablement pas encore atteints d’ici 2030 ou 2040. Adam Back se veut donc rassurant. Il ne nie pas la menace, mais rassure sur le temps restant et les solutions envisageables.
La menace est réelle mais considérée comme lointaine. L’écosystème dispose donc d’une fenêtre de temps pour agir, ce qui fait partie de la logique de la migration des outils et wallets vers l’ère du post quantique. D’autant que des entreprises comme Google font de grands progrès en la matière.
Face à cette perspective, plusieurs mises à jours sont possibles et d’autres pistes sont en cours d’exploration. L’intégration de la cryptographie post-quantique ou « quantum-safe » est un sujet primordial pour l’industrie. C’est pourquoi le sujet prend de l’épaisseur depuis quelques semaines.
En attendant l’arrivée des ordinateurs quantiques, des portefeuilles non custodial comme Best Wallet montrent que la bataille pour la sécurité se joue aussi du côté des utilisateurs. Découvrez une interface claire depuis laquelle gérer vos swaps, votre staking et bien plus.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
Migration, BIP et timing
Pour Bitcoin, l’idée est d’adopter une feuille de route de migration. Il faut passer progressivement des formats d’adresse/classiques (ex : P2PKH, P2WPKH) vers des versions adaptées à la résistance quantique, puis planifier l’abandon des anciens schémas.
Des estimations quantifient le temps nécessaire à cette transition à plusieurs dizaines de jours. Cela requiert une coordination de l’ensemble de l’écosystème et tous ses prestataires ou développeurs.
Même si le risque est estimé à 20 ou 40 ans, certains acteurs rappellent qu’il faut commencer dès maintenant. Par exemple, l’agence britannique National Cyber Security Centre (NCSC) recommande déjà de planifier la migration avant 2030.
So Adam Back agrees with me that the risk of CSAM on the blockchain is overblown.
The real attack is using that fake narrative to justify changing Bitcoin's rules. pic.twitter.com/1oSIVRoFBX
— Sasha Hodder (@sashahodler) November 16, 2025
Pour les détenteurs de bitcoins, il faudra s’assurer que les fonds ne restent pas dans des formats d’adresse vulnérables trop longtemps. Côté développeurs et protocole Bitcoin : préparer un BIP (Bitcoin Improvement Proposal) qui prévoit les étapes de migration, l’abandon progressif des anciens formats, et la gestion des effets de réseau.
Concernant les acteurs institutionnels, des entités comme BlackRock ont mentionné explicitement le risque quantique dans leurs dossiers réglementaires. Cela montre que la communauté dans son ensemble prend le sujet au sérieux, même à Wall Street.
En conclusion, la migration post-quantique ne doit pas être perçue comme un danger lointain, mais comme un processus à initier dès aujourd’hui pour garantir la pérennité de Bitcoin à long terme.
Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.
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