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HSBC veut suivre $20 milliards de placements privés sur la blockchain

Crédit : Malcolm Swallow - Pixabay

D’ici mars 2020, HSBC va lancer Digital Vault, sa plateforme blockchain dédiée au suivi des transactions financières réalisées sur les marchés privés. Cela représente pour la banque 20 milliards de dollars d’actifs.

 

Les acteurs de la finance démontrent encore leur intérêt à l’égard du potentiel de la blockchain. Reuters rapporte ainsi que l’institution financière HSBC prévoit de mettre en production d’ici mars 2020 une nouvelle plateforme financière basée sur cette technologie.

Présentée sous le nom de Digital Vault, soit chambre forte numérique en français, elle vise à permettre aux investisseurs de suivre en temps réel l’ensemble des achats de titres financiers effectués sur les marchés privés, des investissements en plein boom.

Et si la blockchain présente un intérêt dans ce domaine de la finance, comme dans celui du commerce international, c’est notamment car ces informations restent très peu digitalisées, et donc conservées sous forme papier.

Leur numérisation contribuerait ainsi à leur accessibilité, en particulier par les investisseurs. En enregistrant ces opérations sur la blockchain, HSBC peut donc espérer à terme des gains en matière d’efficacité opérationnelle.

La plateforme permettrait par ailleurs aux investisseurs de s’informer plus rapidement sur les investissements et leurs avoirs. HSBC ne communique cependant pas sur les économies qu’une telle solution blockchain pourrait générer.

La banque est en revanche plus certaine du potentiel des placements privés (dette et capitaux propres). Le groupe bancaire anticipe une croissance de 60% en cinq ans de ces investissements, à près de 8000 milliards de dollars d’ici 2022.

La numérisation des transactions et documents papier est un des principaux leviers d’adoption de la blockchain. En France, la Chambre des notaires de Paris a ainsi mis en place une blockchain privée afin de sécuriser et tracer les documents gérés par les études. Pour 2020, la Chambre prévoit en outre d’y intégrer la gestion du répertoire des sociétés non-cotées.

D’autres acteurs privés s’intéressent à ces sujets, comme par exemple ConsenSys. En début d’année, l’entreprise annonçait Dauriel Network, une plateforme destinée à la tokenisation de titres non cotés (parts de fonds de Venture Capital, de Private Equity, et de sociétés d’investissement immobilier).

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